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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Redonner envie !

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Les élections cantonales de mars 2011 étaient le dernier rendez-vous électoral avant le grand choix de 2012. Pour mémoire, le taux de participation aux élections présidentielles de 2007 fut particulièrement élevé avec 84% ! Le peuple de droite, le peuple de gauche et le peuple tout court s’est mobilisé massivement pour participer à ce rendez-vous qui a passionné les électeurs. Il n’est qu’à se souvenir des foules compactes dans chacun des meetings et rendez-vous.

 

Les élections intermédiaires n'intéressent plus...


Depuis, tous les rendez-vous électoraux « intermédiaires » se sont soldés par un désinvestissement et un désengagement massif des électeurs qui n’ont eu de cesse de bouder les urnes. Le chiffre qui devrait d'ailleurs alerter tous les responsables politiques : 56% des sondés ne font confiance ni à la gauche ni à la droite. 56% c''est quasiment le chiffre des abstentionnistes de ces élections. Les élections locales ne mobilisent jamais autant que les présidentielles. Il n’empêche que les élections locales et intermédiaires de la séquence 2002-2007 avaient intéressé et fait déplacé nettement plus d’électeurs que lors des  élections intermédiaires que nous venons de vivre en 2008, 2009, 2010 et 2011.  L’état de grâce du nouveau président a été très court puisque le parti « majoritaire » n’a gagné aucune de ces élections. Il n’empêche que lors de ces rendez-vous et tout particulièrement lors du dernier rendez-vous de mars, la gauche, tous partis confondus, n’a pas su mobiliser l’électorat de gauche pourtant exaspéré par ces 9 années d’Etat UMP ! Certes la gauche obtient globalement un bon résultat avec près de 50% des voix au premier tour. Rappelons que la gauche dans son ensemble a obtenu autour de 40% des voix au premier tour des 3 dernières présidentielles. C’est donc plutôt haut. Mais il n’en reste pas moins qu’après 9 ans de gouvernement UMP et après 4 ans de présidence Sarkozy qui est lui même le président le plus rejeté de la 5ème Répubique, il y a encore près de 50% des électeurs qui votent au premier tour pour les droites et l’extrême droite. Et à l’arrivée 2 départements qui basculent dans un sens et un autre dans l’autre… Vaguelete rose !

 

La poussée à 2 tours du new FN...


La poussée de l’extrême droite était déjà perceptible aux dernières élections régionales, mais pour bien comprendre ce qui nous attend, ce n’est pas les chiffres globaux qui sont à analyser. Quand le ministère de l’intérieur publie le chiffre de 15% au 1er tour et 11% au second tour, cela n’a aucun sens. Parce que dans les cantons où il y avaient un candidat du FN au 1er tour, il a obtenu alors 20% et dans les cantons où il a pu se maintenir il a très souvent franchi la barre des 40%. Le cordon sanitaire qui avait été éclatant le 5 mai 2002 (même score au 1er et 2ème tour) a donc cédé sous les coups de boutoirs d’une UMP qui a perdu toute boussole. Le FN n’a récolté que 2 élus, mais il a obtenu entre 40% et 50% des voix dans un trop grand nombre de cantons et c’est la première fois que l’on peut constater un report très important des électeurs de droite, mais aussi de gauche (dans le cas des duels FN/UMP). Or le score du FN si on l’ajoute à la remontée du Front de Gauche (à relativiser car ses candidats étaient en fait des candidats uniques avec le NPA et LO…), le niveau élevé des blancs et nuls et le haut niveau d’abstention, nous sommes bien dans un très haut niveau de défiance et d’indifférence à l’égard de toute la classe politique, PS compris. Ce cocktail est encore plus rude chez les jeunes et touche toutes les catégories sociales. Et si le PS ne réussit pas à mobiliser tous ces électeurs devenus des sceptiques engagés, il se retrouve de plus aux prises, comme lors des derniers scrutins, avec une indéniable montée d’Europe Ecologie – Les verts dans les centre urbains, là où il résiste lui aussi. Ce que nous avons vécu à Paris l’année dernière avec un PS en tête et des Verts juste derrière s’est produit dans nombre de cantons des grandes villes avec des percées impressionnantes (Rennes, Grenobles, Lyon, Villeurbanne…). Il y a en tout cas un élément que le PS devra analyser pour les prochaines échéances : dans les départements où le personnel était peu renouvelé, le PS a perdu des sièges comme dans le Nord et le Pas de Calais par exemple (8 sièges  de moins…). Et à l’inverse dans nombre de cantons, quand le PS faisait le pari sur des jeunes candidats, tout nouveaux qui se présentaient souvent pour la première fois, nous avons assisté à de belles percées dans des cantons ou villes à conquérir. Il faudra d’ailleurs que tout le monde comprenne que parier sur des nouveaux candidats ne doit pas être l’apanage d’un seul « courant » du PS.

 

Au crépuscule des départements...


Mais il faudra aussi avoir le recul d’analyser la non compréhension des enjeux « départementaux ». Les élections sont fait sur toile de fond nationale ou bien sur des enjeux para municipaux mais les électeurs se foutaient totalement de ce qui peut ou non se passer dans les départements, en dehors des cantons ruraux où les conseillers généraux sont d’abord évalués aux nombre de kilomètres de routes faites ou refaites. J’espère que la gauche revenant au pouvoir remettra en cause la création du conseiller territorial, mais j’espère aussi qu’elle ne reviendra pas au statu quo Ante car cette élection cantonale sonne aussi le glas d’une France départementale plus du tout lisible. Et quand on se retrouve avec 87% d’hommes élus dans les départements et une moyenne d’âge qui reste très élevée, comment ne pas comprendre le décalage entre cette France à bout de souffle et la France qui souffre comme la France qui bouge.

 

Redonner envie...


Enfin, nous devons au plus vite sortir de cette séquence où les électeurs ont fui les urnes et les militants les AG et actions militantes. Nous ne devons pas seulement convaincre de la crédibilité et de la faisabilité de nos 30 propositions mais nous devons aussi tout faire pour intéresser à nouveau les électeurs à la politique et ce n’est pas qu’une question de texte ou de programme mais bien aussi de forme. Si Sarkozy et Royal ont su mobilisé 84% d’électeurs c’est que l’un comme l’autre avaient su parler et user d’un langage accessible et audible à tout un chacun. Sans avoir besoin d’en écrire beaucoup sur le sujet, je ne crois pas du tout que Ségolène Royal soit aujourd’hui en situation d’incarner à nouveau un espoir et les conditions de l’alternance. Il n’empêche que le ou la prochaine candidate ne devra pas simplement rassembler les 20% à 25% d’électeurs socialistes traditionnels mais il devra surtout redonner envie de participer, de prendre part au débat et de s’approprier les enjeux, les projets et les propositions et c’est autant une question de forme que de fond. Notre candidatE devra à la fois convaincre, réenchanter la politique et se montrer crédible. Quadrature du cercle mais talisman d’une victoire. La percée du FN new look est autant le fait de la décomposition et du rejet de la classe politique (pour nombre d’électeurs, le PS est dans l’opposition mais en situation de gestion de la plupart des collectivités locales), que des qualités médiatiques intrinsèques d’une candidate qui sait parler avec des mots qui parlent au plus grand nombre.


Pour remobiliser, notre candidat devra déjà donner envie aux électeurs de se déplacer pour les primaires comme l’avait en partie fait Ségolène Royal et cela commence dès maintenant. Il ou elle devra à la fois rassembler nos électeurs et au delà pour échapper au risque d’un 21 avril bis. Mais il devra surtout créer une dynamique électorale qui a manqué lors de tous les rendez-vous électoraux depuis 2008…  Et en politique pour donner envie, il faut déjà montrer que l’on a envie. Envie de croire, envie de convaincre, envie de partager, envie d’entraîner, envie de rassembler, envie de déplacer les montagnes, envie de gagner tout simplement. Cette envie elle crevait les yeux de Sarkozy en 2007. Elle crève les yeux de Marine Le Pen aujourd’hui. Elle sera l’élément déterminant qui fera gagner le ou la candidatE aux primaires demain pour mieux gagner après-demain. Lors des primaires je voterai pour celui ou celle qui saura redonner cette envie de politique, cette envie de changement, cette envie de réussir une fois élu. Parce que je n’ai vraiment pas envie d’avoir à choisir entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen…

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Commenter cet article

thanel 06/04/2011 13:02


Rien a retirer....à part une petite phrase que tu n'as pu t'empêcher d'écrire...dommage, tout était bien :)


Gilles 05/04/2011 23:19


La forte participation de 2007 a combiné une certain désir d'avenir avec une volonté de ne pas rééditer 2002.

Lequel candidat nous redonnera envie ? That's the question... en plus d'être crédible en président, d'avoir un programme réaliste ...