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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Les 7 bonnes questions qu'il faut se poser sur la candidature de François Hollande

com

 

Je vais essayer de répondre à quelques questions qui se posent sur la candidature de François Hollande sans reprendre les arguments déployés dans mon précédent article sur le respect.

 

1° Faut-il être le ou la premier secrétaire du PS pour être le ou la candidatE naturelLE et légitime du PS aux élections présidentielles ?

 

C’est l’argument principal et un peu facile de ceux qui soutiennent aujourd’hui Martine Aubry. Dans ce cas, pour quelles raisons aurions-nous fait collectivement le choix d’organiser une primaire dont le but est de choisir le meilleur candidat ? D’ailleurs pendant de long mois, il a été fait référence à un pacte entre Martine Aubry, DSK et Laurent Fabius. Ce pacte même signifiait que pour la première secrétaire elle même, il pouvait y avoir meilleur candidat qu’elle ! Et pendant toutes les semaines qui ont précédé l'affaire DSK, il paraissait évident que Martine Aubry, comme d'autres, et comme j'ai moi-même pu l'envisager, s'apprêtait à soutenir une autre candidature que la sienne, à savoir celle de DSK.

Par ailleurs, je ne vois nullement où il y a ou aurait automaticité à choisir le premier secrétaire. Nous allons vers la 9e élection présidentielle de la 5e République. La gauche n’a été représentée que 2 fois par le premier secrétaire du PS. J’ai adhéré en 1988, soit il y a 23 ans. Je n’ai jamais connu de candidat socialiste qui était alors premier secrétaire juste avant l’élection. En 1995, nous avons connu une primaire assez proche d’aujourd’hui. Heureusement que les militants (avec un corps électoral restreint) ont choisi alors à 66% de confier les chances de la gauche à l’ancien premier secrétaire Lionel Jospin et pas au premier secrétaire contemporain Henri Emmanuelli. Et pourtant, déjà, tout l’appareil s’était mobilisé comme un seul homme derrière le candidat « naturel ». Sinon nous aurions eu un 2ème tour Chirac/Balladur. Et Lionel Jospin qui a alors fait une très bonne campagne a pu posé les jalons de la victoire de 1997, soit la dernière fois qu’une élection nationale a été gagnée par la gauche.

En 2006, François Hollande aurait pu être candidat mais à partir du moment où les 3 autres avaient décidé de partir à la primaire, il ne pouvait pas être un candidat de plus. Il n’était tout simplement pas en situation ! Enfin les conditions très particulières de l’élection de Martine Aubry au premier secrétariat affaiblissent considérablement l’argument d’autorité et de légitimité. Mais si le peuple de gauche lui accorde une nette majorité le 16 octobre, elle sera alors débarrassée de cette tâche sur son autorité et parfaitement relégitimée.

 

2° Quel bilan retenir d’une gestion du PS assurée par

François Hollande pendant 10 ans ?

 

Chacun peut avoir une appréciation contrastée de son long mandat. J’ai été élu 4 fois secrétaire de section les 4 fois où il a été élu premier secrétaire et à chaque fois sur sa motion. J’ai donc un regard effectivement positif sur cette période. D’abord parce que François Hollande est pour moi celui qui a su tenir la barre dans 2 tempêtes : celle de l’après 21 avril 2002 et celle de l’après 29 mai 2005. Il est pour moi celui qui a toujours été à la tête du rassemblement faisant la clarté sur son « réformisme  de gauche », contrairement à l’image « molle » qu’on lui colle en permanence. Tous les congrès avant celui du Mans ne sont pas des congrès de synthèse molle mais bien des congrès au contraire de clarté avec une majorité et une opposition. Et cela n’a jamais empêché cette «opposition» d’être parfaitement respectée dans ses droits, en particulier au moment des investitures.

François Hollande est celui qui a donné le choix aux adhérents de trancher sur une question essentielle, en l’occurrence le TCE. Et entre référendum interne ou une convention nationale avec choix sur texte unique, je mesure où se niche la culture démocratique.Pa

Mais surtout, je retiens que notre notre parti a connu une croissance continue de ses effectifs tout au long de ce mandat. Dans notre section, j’ai été élu par une soixantaine de militants en 1997 et il y en avait près de 800 pour participer à la primaire de 2006 et encore près de 400 pour voter au congrès de Reims. Pendant ces 10 ans, nous avons terminé chaque exercice avec plus d'adhérents à jour de cotisations que l'année précédente. Depuis 2008 pas un seul vote où Assemblée Générale n’a déplacé plus d’une centaine de militants. Et cette désertion et cette apathie sont pour moi le plus grand problème des trois années écoulées pour notre parti. Parce que ce phénomène se mesure dans ma section mais ne concerne pas que JBC loin s’en faut. Mais le parti profond des fédérations et des sections, il était autrement plus vivant ou remuant pendant les 10 ans de François Hollande qu’au cours des 3 dernières années. En 2006, l’AG de débat pré-primaire du mois de juillet 2006 rassemblait près de 300 militants dans la salle de l’indépendance. 5 ans plus tard, nous nous sommes retrouvés péniblement à 40 pour entamer ce processus il y a une semaine !!! Et si aujourd’hui seul le noyau dur des militants s’enthousiasme pour la culture d’appareil réinventée, comment créer une dynamique à la fois militante et sympathisante par la suite ? Il ne sera pas simple de conduire une dynamique nationale avec un réseau militant rabougri !

Je veux bien donner crédit à Martine Aubry d’avoir su mieux faire travailler ses secrétaires nationaux. Je note tout de même que nombre de ceux qui affirment que le PS ne travaillait pas sous François Hollande, étaient eux mêmes secrétaires nationaux et donc sans doute fort peu actifs alors...

 

3° François Hollande a t’il les qualités politiques

pour mener un combat électoral national ?

 

C’est une question difficile car tout candidat se révèle en campagne. Ainsi Lionel Jospin avait fait une campagne remarquable en 1995 et 1997 et très mauvaise en 2002. Ségolène Royal avait fait un sans faute au cours de la primaire et avait fait une entrée en campagne nationale complètement loupée en janvier 2007.

Concernant les 2 principaux challengers, les seuls éléments de comparaison que j’ai sont les campagnes intermédiaires menées par nos 2 premiers secrétaires.

Je constate en particulier que François Hollande a conduit 2 fois le PS a la victoire loin devant tous les autres lors des élections européennes de 1999 et 2004, alors que nous nous sommes retrouvés au niveau du 21 avril 2002 lors du scrutin de 2009.

Or, la campagne des élections européennes est un test intéressant car c’est une campagne nationale et où le vote utile est le moins accepté puisque la proportionnelle intégrale permet tous les votes de diversion. C’est un scrutin qui a toujours été difficile pour notre parti et depuis sa création en 1979, les 2 seules fois où le PS est arrivé en tête au niveau national sont justement les 2 fois où la campagne a été conduite par François Hollande.  Son engagement européen fort et sans bavure furent aussi des atouts.

 

Pour les élections régionales de 2004 et 2010 on pourrait dire ex-aequo vu le résultat des régionales, mais derrière la double vague rose des régionales se cache un résultat nettement plus contrasté sur les cantonales qui avaient lieu en même temps. En 2004 une dizaine de départements tombaient dans l’escarcelle socialiste alors qu’en 2010 nous en avons gagné seulement 2 et perdu 1.

Enfin, je constate que François Hollande a aussi su conduire le PS à des victoires électorales dans les scrutins intermédiaires lorsque nous étions au pouvoir (régionales de 1998, européennes de 1999 et municipales plus contrastées de 2001). Or, la logique des élections intermédiaires veut qu’un gouvernement se retrouve toujours en difficulté. Les 10 années de François Hollande à la tête du PS auront été des années de conquêtes locales permanentes. Jamais le PS n’a eu autant de régions, de villes et de départements qu’à l’issue de ce long mandat. En septembre prochain nous aurons peut-etre une excellente surprise : voir le sénat basculer à gauche. Cette victoire par ricochet, nous la devrons en grande partie à ce travail d’enracinement et à ces séries de victoires électorales locales menées aussi bien quand nous avons gouverné que quand nous avons été dans l’opposition. Si le sénat bascule à gauche fin septembre, ce qui sera historique, chacun pourra alors réhabiliter à sa juste valeur ces 10 années où le PS a rosi la carte des collectivités locales françaises.

Et je note aussi que le PS a su très bien résisté lors des 2 élections législatives qui ont suivi les 2 désastres de 2002 et 2007.

Autant dire que je ne suis pas du tout inquiet de ce que pourra produire les talents oratoires et de meneur de campagne de François Hollande candidat dans une élection présidentielle. Son rapport aux médias, aussi bien dans son rapport aux journalistes que dans son sens de la répartie à la radio comme à la télé sont des atouts essentiels dans une campagne qui se jouera d'abord à la télé et dans les médias.

 

4° La candidature de François Hollande est-elle bien préparée ?

 

C’est justement ce qui la rend intéressante. C’est une candidature qui vient de loin. François Hollande a profité de son retrait post Reims pour prendre du recul, réfléchir, écouter et se préparer psychologiquement, intellectuellement et politiquement à un engagement dans une telle campagne. Une telle préparation est essentielle.

Tout au long de cette préparation François Hollande a eu à cœur de ne s’adresser qu’aux Français, sans jamais polémiquer avec les autres candidats. A la fois pour exprimer des propositions concrètes et simples mais aussi pour tenir un langage de vérité sur la situation. Au moment où notre parti pondait textes après textes où nous promettions tout et n’importe quoi et où nous expliquions que nous pouvions à la fois augmenter considérablement le poids de la fonction publique, tout en réduisant la dette et en créant des allocations universelles, lui a tenu à jouer la petite musique d’une certaine modestie. En exprimant que la mère de toutes les réformes était d’abord la réforme fiscale et qu’une fois cette réforme acquise nous devions à la fois exprimer des priorités fortes et simples (le pacte éducatif, le pacte pour l’emploi et la croissance, la priorité à la jeunesse) sans se perdre dans des catalogues dans lesquels nous aurions réponse à tout et sur tout, et sans oublier que la dette est notre première ennemie. Il a aussi retenu les leçons de ce qui s’est passé en 2007.  En exprimant que la réforme fiscale sera la mère de toutes les réformes, il hiérarchise son point de vue sur notre projet commun.

Par ailleurs il est dans cette logique de bon sens qui veut qu’avant les élections on ne promette que ce que l’on sait pouvoir tenir. Cette ethique n’est pas de la frilosité, mais tout simplement celle qui engage 100% de nos élus locaux avant toute élection locale. Pourquoi ce qu’un candidat à une mairie ne se permettrait jamais, devrait devenir une posture de «volontarisme » au niveau national ? Les Français sont vaccinés contre les programmes et projets à l’emporte pièce et les promesses intenables.

 

5° Cette candidature est-elle isolée ?

 

Par définition toute candidature est d’abord une décision « solitaire », mais si le cœur de l’appareil socialiste central se retrouve mobilisé autour de la première secrétaire, je constate que depuis de nombreuses semaines, le nombre d’élus et de responsables qui rejoignent la dynamique engagée par François Hollande est bien plus important que ce à quoi je pouvais m’attendre quand j’ai pris ma décision de le soutenir et ce malgré les pressions. Le fait qu’il ait rassemblé autour de lui ce qui faisait le cœur des 2 motions A et E  qui sont arrivées en tête du congrès de Reims, montre qu’il incarne aujourd’hui une vision juste et moderne de ce que doit être notre parti. Je dois dire ma très grande satisfaction de voir Vincent Peillon, Pierre Moscovici et leurs amis ou encore Jean-Marc Ayrault et Gérard Collomb rejoindre cette aventure. Car au fond l’équipe Hollande c’est tout simplement le rassemblement de ce que doit être un parti moderne, un parti ancré dans les réalités territoriales mais aussi un parti qui tente de penser avec les lunettes des années 2000 et non plus la grille de lecture des années 70 et 80. D'ailleurs le retour de la peoplisation c'est très années 80 non ? 

Il a su créé une dynamique sur le long terme ce qui est rare en politique. Et il a atteint à la fois un niveau de popularité, d’intentions de vote, de crédibilité et de sérénité qui en feront une des cartes maitresses de la campagne de 2012 quel que soit le scénario.

 

6° François Hollande manque-t'il de pratique gouvernementale ?

 

Voilà bien une vision très française de la classe politique. Cette même vision qui conduit à avoir une asemblée nationale dont la moyenne d’âge est celle du départ à la retraite. L’élection présidentielle n’est pas la dernière case d’un jeu de l’oie dans laquelle il faudrait être passée avant par la case Ministre puis Ministre d’Etat. Il n’y a qu’en France que l’on s’enferme dans de pareils raisonnements. Barack Obama, Tony Blair, José Zapatero et l’immense majorité des leaders politiques des démocraties européennes se sont imposés à la tête de leur pays sans avoir été déjà ministre auparavant. Alors cessons d’utiliser ces arguments qui enferment notre classe politique dans le pire des conservatismes. Et ce que je dis là vaut également pour Manuel Valls ou Arnaud Montebourg tant la condescendance à laquelle ils se mesurent etant insupportable. Par ailleurs François Hollande a été à la tête d’exécutifs aussi bien municipal que départemental. Et pour autant son bilan « local » très bon n’a que peu d’intérêt dans la dimension qui nous occupe. Je ne sache pas que quiconque se soit un jour intéressé au bilan local de François Mitterrand au conseil général de la Nièvre et pas plus à celui de Lionel Jospin au conseil général de Haute Garonne. Et poutant ces 2 leaders sont les seuls à nous avoir conduit à des victoires nationales.

Enfin, les 5 années où nous avons gouverné la France, François Hollande a été associé de très près à la pratique du pouvoir et je vous invite à découvrir son regard aiguisé sur cette période dans son livre « Droit d’inventaires ».

 

7° Quels sont les principaux atouts de la candidature

de François Hollande ?

 

Au lieu de partir dans toutes les directions, nous savons quelles sont les principales idées forces d’une campagne dans laquelle nous avons comme impératif d’imposer nos sujets et notre agenda, ce qui est impossible avec une posture brouillonne et généraliste. Nous avons un candidat qui rassemble, rassure et convainc. C’est essentiel pour gagner une élection présidentielle. Le profil de François Hollande permettra de rassembler le cœur de l’électorat socialiste mais aussi d’aller au delà et c’est essentiel. Je rappelle que la gauche n’a jamais été capable de dépasser les 40% au premier tour des 3 dernières élections présidentielles. La gauche de la gauche fera campagne derrière Jean-Luc Mélenchon avec un discours simpliste, trash et violent. Les écologistes se sont choisis une candidate très rigide et qui aura bien du mal à faire un tabac « médiatique » . Alors attention à ne pas recréer l’espace qui a été occupé par François Bayrou en 2007. Les électeurs socialistes qui nous ont manqué au 1er tour de 2007 ils ne se réfugiaient pas dans l’abstention (il n’y en avait pas) et encore moins chez les autres candidats de gauche syphonés par le vote utile, mais bien dans ce vote Bayrou. Bayrou hier peut parfaitement être Borloo demain. Surtout depuis qu’Hulot est forfait. Il me paraît donc essentiel de choisir un candidat qui rassemble d’emblée au delà des seuls électeurs socialistes car l’élection se jouera d’abord au premier tour. François Bayrou a réunit 18% des voix (soit plus que Jospin en 2002… ou le PS en 2009). Cet électorat ne voulait pas de Sarkozy mais ne croit plus aux lendemains qui chantent qui sont toujours suivis des surlendemains qui déchantent. La clef de la victoire en 2012 est de convaincre ces électeurs qui ne se sentent prisonnier d’aucun camp et qui sont devenus très exigeants.

François Hollande peut attirer des électeurs qui ont fait le choix de Bayrou par exemple ou encore de Cohn Bendit en 2009, mais ce n’est pas pour autant une candidature « centriste ». Ce qui le définit le mieux serait plutôt une candidature centrale au centre de la gauche. Je reprends d’ailleurs sa phrase en exergue de son livre « Droit d’inventaires » : «Les socialistes sont des réformistes et le PS une force de gouvernement. Il doit se comporter dans l’opposition comme s’il était au pouvoir et au pouvoir comme s’il était dans l’opposition. Rien ne sert de vouloir ressembler à d’autres pour séduire : être plus à gauche, plus en vert, plus au centre. Etre nous-mêmes suffit. Nul besoin de réinvestir la mission, la perspective ou les valeurs, mais obligation nous est faite de repenser nos instruments, nos politiques, nos moyens ».

Cette candidature est vraiment une candidature d’une vision très moderne du et des pouvoirs. Nicolas Sarkozy a tenté de faire croire qu’avec la seule volonté on pouvait tout dire et tout faire et le faire tout seul contre tous. François Hollande c’est à la fois le choix de dire la vérité tout en exprimant une volonté, mais c’est aussi le retour à un esprit « collectif » qui respecte tous les acteurs. Avec François Hollande, le premier ministre et son gouvernement gouverneront, le parlement légiferera, les territoires seront respectés et un nouvel âge de la décentralisation viendra les renforcer et les syndicats retrouveront eux aussi leur rôle et tout leur rôle. La présidence de François Hollande est bien en ce sens un retour à la « normale » où chacun des acteurs et pouvoirs retrouvera l’espace, la légitimité et le rôle qui doit être le sien. On quittera les rivages de l'omni-présidence, pour atteindre ceux de la présidence citoyenne.

Deux remarques sur la question du positionnement.

 

  • Le choix de remettre le vocabulaire républicain au centre du discours politique me parait essentiel tant ce sont les pans de notre République qui ont été victimes des coups de boutoirs de la présidence Sarkozy.

 

 

  • Le choix d'avoir un discours positif (mettre la France en avant) et non anxyogène sur les atouts de notre pays, sur ses chances, sur sa capacité d'innovation est aussi un axe très important. On ne saurait lever une nouvelle espérance en faisant pleurer sur notre sort ou en se posant en victime. C'était d'ailleurs là les limites de ce que nous avons connu en 2007.

 

 

Pour terminer, je veux ici relever en ce premier jour de campagne des primaires que la campagne de François Hollande, comme celle de Ségolène Royal, de Manuel Valls ou d’Arnaud Montebourg a été particulièrement exemplaire honnête et sans coups bas où chausses trappes. En ce jour où nous connaissons désormais l’ensemble des 6 candidats qui pourront concourir à la primaire j’espère que ce qui a été parfaitement réussi dans la phase de prélimintaires de la primaire sera poursuivi lors de la vraie primaire et que le ou la meilleure gagne pour pouvoir gagner le 22 avril et le 6 mai prochain.

 

 

 

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Commenter cet article

André Guidi 10/09/2011 17:55


M. l'adjoint au Maire de Paris,

je salue votre clairvoyance et votre instinct politique.
François Hollande ferait à n'en pas douter, un excellent Président. Les sondages lui sont favorables.

Salutations respectueuses.

André Guidi


André Guidi 18/07/2011 23:26


M. l'Adjoint au Maire de Paris en charge de la vie étudiante,

je fais le choix de Martine Aubry car :

- depuis 1993, je crois en son destin présidentiel,
- parce-que c'est une femme et je suis féministe,
- parce-qu'elle a été ministre de Mitterrand et je suis Mitterrandien,
- parce-qu'elle a été n° 2 du gouvernement Jospin en portant la réforme civilisationnelle des 35 heures,
- parce-qu'elle est 1° secrétaire du PS, maire de Lille et qu'elle respecte le non-cumul des mandats comme Delanoe, Royal et Caresche.

Salutations respectueuses.

André Guidi


ploquin V 16/07/2011 08:59


"Depuis 2008 pas un seul vote où Assemblée Générale n’a déplacé plus d’une centaine de militants. Et cette désertion et cette apathie sont pour moi le plus grand problème des trois années écoulées
pour notre parti." ce que tu affirmes ici n'est pas une critique .... sans doute !!! de l'une ou l'autre ???


prof 15/07/2011 18:25


mon message précédent était très irrité, mais à part quelques points dans ce genre, j'apprécie beaucoup le programme de nos candidats.... :)


prof 15/07/2011 17:05


Une 7eme question : François Hollande a nommé ces derniers jours comme responsable à la jeunesse une personne qui, à lire un texte qu'elle a publiée sur le site web "répondre à gauche" il y a un
an, envisage d'augmenter fortement les droits de scolarité universitaires (certes, avec des mécanismes de paiement à postériori etc..., mais on connaît la chanson : l'Angleterre a commencé ainsi il
y a 15 ans, les travaillistes ont béni le sujet, et la semaine dernière, les fonds d'investissements privés étaient sollicités pour financer ces prêts - qui devenir rentable).

Je suis au PS et TRES ennuyé de cette position. Je n'ai pas envie d'en faire un tapage plus que nécessaire, mais si fin août, cette mesure n'est pas retirée, je ferai campagne pour Aubry en
propageant cet argument sans retenue, ce qui m'ennuie...