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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

De l'ordre juste. Enfin !

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Le Président de la République et le Premier Ministre ont enfin sifflé la fin de la récréation. Il était temps ! la foudre s'est abattue sur Delphine Batho. Cela aurait pu être une ou un autre. Ce n'est pas la première à se croire autorisée à commenter au lieu d'expliquer. Mais François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient averti l'un comme l'autre. On arrête la cacophonie et nul ne sera protégé. Enfin ! Chacun peut exprimer ici ses malaises sur la politique menée par le Président de la République et son gouvernement. Le mien repose d'abord sur cette sensation d'amateurisme et ce refus puéril d'endosser tout le sens d'une responsabilité gouvernementale. Depuis 1981, nous démarrons la 4ème législature "rose". La plus difficile sur le plan du contexte politique et économique. On ne redresse pas une situation aussi dégradée avec quelques coups de baguette magique ou des slogans pour motions de congrès. Or, en 1981, il a fallu quelques mois pour que l'amateurisme laisse la place à une forme de sérieux et d'exercice normal de l'Etat. Mais s'il y a eu un léger flottement sous le gouvernement d'Edith Cresson, tous les ministres des gouvernements socialistes avaient plutôt bien compris ce que gouverner voulait dire. La fameuse phrase de Chevènement de 1983 résumant bien la situation : un ministre cela démissionne ou cela ferme sa gueule. Or de 1988 à 1993 comme de 1997 à 2002, nous avons finalement peu connus de couacs de "débutant". Alors pourquoi autant de couacs depuis 2012 ? Sans doute d'abord parce que les 2 têtes de l'exécutif ont trop laissé faire. Comme d'ailleurs François Hollande ferma les yeux au sein du PS sur ceux qui ont méprisé leur responsabilité démocratique partisane. Le Président comme le Premier ministre ont enfin compris que Présider et Gouverner, c'était trancher, assumer et avancer dans le même sens. Je dois dire que j'ai revu 2 fois la vidéo de l'ITW de Delphine Batho à RTL et que je l'ai trouvé hallucinante. On avait envie de lui envoyer un SMS : "Hou hou, c'est fini, t'es plus dans le huis clos du Bureau National du PS et de ses petits communiqués qui ne seront jamais repris par personne, mais tu fais partie de l'équipe qui dirige la France". UnE ministre est là pour agir, pour concerter, pour produire, pour trancher, pour mettre en place de nouvelles législations. Il ou elle n'est pas unE journaliste ou un arbitre sur le ban de touche qui regarde et commente les autres jouer et encore moins pour donner des cartons jaunes ou rouges au capitaine d'équipe. J'ai entendu des commentaires sur la dignité du tweet du PM. Et bien pour ce qui est de la dignité, après une déclaration aussi irresponsable que celle d'hier matin, c'est elle même qui aurait dû démissionner, au lieu d'attendre la sanction qui s'imposait comme une évidence.

Cet épisode sera vite oublié car le nouveau ministre n'aura pas besoin d'un long rodage tant il connait bien nombre de questions touchant à l'écologie, en particulier sur les gaz de schistes ou les OGM. Il fait partie des rares socialistes qui connaissent les questions écologiques. Pour ma part, je ne crois pas que la transition énergétique ne soit qu'une question de budget de fonctionnement, mais bien davantage d'initiatives, d'idées neuves, de pistes à défricher et de normes à créer ou rafraîchir. Après tout l'écologie politique s'est beaucoup appuyée sur un raisonnement qui considère que trop de croissance est d'abord destruction absurde de matières épuisables. Cela peut paraitre un trait d'humour mais c'est sérieux. Etre écologiste c'est d'abord penser économie. Économie de temps, d'argent, de gaspillages, d'énergies, de moyens. La transition énergétique passera d'abord par une citoyenneté nouvelle du rapport à la consommation d'énergies et à nos gaspillages invraisemblables produits par tous nos petits gestes individuels de la vie quotidienne. Tout cela est affaire de volonté, de pédagogie, de créativité bien plus que de savoir combien on embauche de fonctionnaires dans son ministère central.

Mais cette affaire illustre plus que jamais le terrible rapport des gauches française à la notion même de gouverner. Ou plus exactement le rapport très étonnant d'une part non négligeable de la gauche française à l'égard du pouvoir d'Etat. Je dis bien pouvoir d'Etat car nombre d'images véhiculées par la gauche sur le rapport à l'Etat ne se retrouvent absolument pas dans le rapport à la gestion locale. Un jour ma voisine de Conseil d'arrondissement et collègue de l'exécutif parisien m'a dit ceci "J'adore ce que je fais et ce que nous faisons à Paris et comment on arrive à faire bouger les choses, mais je ne vois pas comment ce pourrait être possible au niveau de l'Etat".
Tout était dit. C'est d'ailleurs exactement ce rapport schizophrénique dans lequel se débattent les communistes. Ils gèrent nombre de villes et même un département en pôle position et sont en collaboration avec les socialistes dans toutes les villes, départements et régions tenues par la gauche. Cela fait un sacré nombre de milliards d'euros de gestion publique à piloter. Et quand il s'agit du pouvoir d'Etat, ils sont enfermés dans leurs cris d'orfraie et leurs provocations d'une toujours attendue "révolution" qui ne viendra jamais comme certains attendent encore je ne sais quel messie. Mais prenons la question de la rigueur budgétaire. Elle s'impose à toutes les collectivités locales. Des choix difficiles, toutes les collectivités en font. Et tous les exécutifs rose, vert ou rouge sont bien obligés de les assumer. Mieux : la fameuse règle d'or qui serait si outrageusement libérale s'impose dans toutes les Villes de Marseille à Paris en passant par Saint Denis ! Mais non ce qui vaut pour le local ne peut se translater au sommet de l'Etat parce que dans la représentation mentale d'une part non négligeable de la gauche française, le pouvoir d'Etat et la participation au gouvernement, cela reste sale. Cela reste injuste. Cela reste inatteignable. Cela ne peut s'assumer. Le geste d'aujourd'hui était brutal et quand il y a un orage on ne sait jamais où va tomber la foudre. Mais le fait est que ce geste était indispensable pour réapprendre à tous les ministres que gouverner, c'est agir, c'est choisir, c'est expliquer, c'est assumer. Quand est ce que tout le monde va réaliser qu'après ce gouvernement, si celui-ci échoue, c'est Copé ou Le Pen que nous aurons ?? Voire Copé Et Le Pen. Alors le bordel, ça suffit et que chacun avance en regardant devant, assume les choix collectifs. Malgré la dureté de la crise, je suis fier de ce gouvernement et je suis parfaitement capable de faire la différence avec 10 ans d'Etat UMP sur le rapport à l'Education, à la justice sociale et fiscale, à la justice tout court, aux questions de société, sur les pouvoirs publics et les collectivités locales, sur la confiance faite dans la création, sur le logement, sur le rapport à l'alterité et sur notre vision de la République.


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A la rentrée prochaine, nous entrerons de plain-pied dans la préparation des élections municipales qui seront difficiles à Paris. La bataille parisienne sera un choc qui tournera essentiellement autour des personnalités d'Anne Hidalgo et de NKM. Le bilan sera un atout. Le projet devra être enthousiasmant. Les autres acteurs seront secondaires et les batailles d'arrondissement au second plan également. Pour autant, je constate qu'à quelques semaines maintenant du dépôt des candidatures pour la désignation de la tête de liste de notre arrondissement, rien n'est réglé dans le 18ème. Personne ne sait si Daniel Vaillant se représentera ou pas. Personne ne sait qui des 2 personnalités le plus souvent citées pour lui succéder, ira vraiment ou pas. Chacun guette l'autre. Ce spectacle donne l'impression que l'envie est davantage présente chez ceux qui veulent transmettre l'héritage en bonnes mains que chez les potentiels héritiers eux mêmes. Je regrette cette impréparation et cette façon de jouer la montre pour "décanter" et je pense que bien des choses auraient pu être anticipées, prévues, organisées dans le sérieux et la sérénité et dans le respect de tous les acteurs. Dans ce brouillard d'ombres, je rappelle très tranquillement que j'étais candidat à la candidature en 2007. Que cette candidature n'était pas là "pour rire". Pour "one shot". Tout en ayant la quasi intégralité des élus sortant de l'époque contre moi, j'ai à l'époque rassemblé 45% des adhérents du 18ème. Depuis 25 ans que je milite dans ce parti, dont 20 dans le 18ème, rien ne m'a été donné par transmission ou par adoubement. Les fonctions politiques que j'ai exercé avec un certain sens de la liberté et en responsabilité, je les ai toujours du non à tel positionnement clanique, proximité ou calcul, mais à la confiance des mandants que sont les adhérents. J'ai un souvenir précis des années qui ont précédé la conquête de Paris par Bertrand Delanoë et je garde sa leçon intacte : rien n'est écrit d'avance et la volonté politique dans la sincérité bouscule bien des évidences. Depuis 2008, je me suis consacré pleinement au mandat et à la confiance qui ma été accordée par Bertrand Delanoë à travers la délégation que j'ai eu la chance et l'honneur d'animer. Il est vrai qu'inventer et innover une politique publique pour 325 000 étudiants parisiens m'a assurément éloigné un peu du très local, mais jamais de ma passion pour la démocratie participative comme levier de l'action publique. Cette fonction a été et reste passionnante. Je sais, d'ailleurs, la part très importante qu'ont apporté par leur implication et leur sérieux, les membres de mon équipe et je pense d'abord à Anaud, Aurélie puis Constance que beaucoup de militants connaissent.

Mais sauf si la fédération venait à décider de geler arbitrairement le 18ème en le réservant "femmes", je mettrai sans doute à la rentrée prochaine, mon énergie, mon savoir-faire, mes convictions, mes propositions, à la disposition du vote des militants du 18ème le 10 octobre pour mener une belle bataille et une nouvelle étape dans cet arrondissement que nous aimons tant. Ceux qui souhaitent partager cette nouvelle aventure peuvent me contacter pour échanger dès maintenant, mais je peux d'ores et déjà vous annoncer que vous retrouverez à la rentrée des axes qui ont toujours été les miens :

  • sur la soif de participation et de transversalité,
  • sur un rapport moderne et horizontal à la communication et au pouvoir,
  • sur l'utilité d'une animation politique qui repose d'ailleurs sur la fierté de notre étiquette socialiste,
  • sur le choix d'assumer toutes nos politiques publiques locales, régionales et nationales pour mieux les mettre en perspective dans chacune de nos décisions,
  • sur une vision des services innovantes,
  • sur un rapport à l'espace public, aux déplacements et à l'écologie,
  • sur une vision métropolitaine de notre espace de vie,
  • sur le rapport au cumul, y compris dans le temps,
  • sur le désir de valoriser davantage encore la richesse culturelle de nos quartiers,
  • sur une volonté d'animation qui soit à la hauteur et en rapport avec cette mixité si extraordinaire de nos quartiers qui font du 18ème un résumé de Paris,
  • sur un regard particulier d'un arrondissement qui n'est pas un village avec ses acteurs et interlocuteurs limités et permanents, mais bien un lieu de brassage permanent où le flux des habitants doit être appréhendé de façon réactive,
  • sur le refus d'opposer les quartiers entre eux.

Après 25 ans d'engagements militants, après une multitude d'expériences professionnelles et associatives toutes aussi riches les unes que les autres et après aussi avoir assumé des responsabilités familiales fortes avec 3 enfants qui désormais atteignent un âge d'une plus grande autonomie, je me sens disponible pour votre confiance.

Je ne sais pas si primaire il y aura. Je ne sais pas combien de candidats potentiels, les militants auront à départager, mais je sais que les militants du 18ème méritent un vrai débat, de vraies propositions et tout rassemblement devra se faire dans la clarté. J'ai une ambition et une vision à proposer et exposer dans ce moment. Je n'ai aucun compte à régler ou revanche à prendre avec quiconque. En 2007 quelques socialistes s'inquiétaient des dégâts politiques potentiels suscités par la primaire que j'ai provoqué alors. Nous n'avons eu aucune difficulté à nous rassembler ensuite. D'ailleurs sans cette primaire, je ne suis pas sûr qu'autant de personnalités aussi intéressantes auraient alors émergé dans le paysage politique du 18ème et notre liste n'aurait certainement pas osé le pari que j'ai alors proposé, celui d'une représentation aux couleurs de notre arrondissement. La campagne de 2008 autour de Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant a été une belle campagne et 6 mois après le choc de la primaire nous avons atteint un score que nous ne reverrons pas de sitôt avec 72% des voix au second tour. Je veux d'ailleurs souligner ici que Daniel Vaillant a été un excellent maire du 18ème et que nos rapports ont d'ailleurs été cordiaux tout au long de ce mandat, comme ils le sont d'ailleurs avec chacun des potentiels candidats. Nous ne sommes pas là pour désigner quel est le meilleur fils ou fille spirituelle pour capter je ne sais quel héritage, mais bien pour mener une belle bataille de créativité, de convictions, d'énergie face à des candidats qui sont d'ailleurs très politiques aussi bien à droite qu'à gauche. Aujourd'hui, il y a bel et bien plusieurs talents qui disposent d'atouts certains. Parmi tous ces talents qui écriront demain une nouvelle page de l'histoire des socialistes du 18ème, je fais confiance aux adhérents socialistes pour choisir le plus apte à rassembler les énergies et les équipes. Je compte bien être dans les semaines qui suivront la rentrée une force de proposition active. Si je veux la clarté du choix des adhérents, je serai à tout moment disponible pour toute solution de rassemblement dans le respect de la diversité des parcours, des choix et des histoires collectives comme personnelles. Il y a un potentiel formidable pour une équipe politique d'une très grande qualité et d'une grande richesse. Rendez-vous à la rentrée et dès la Rochelle pour ceux qui se retrouveront à l'Université d'été. D'ici là passez de très belles et reposantes vacances. Amitiés socialistes.

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Marius Trimbal 11/07/2013 15:26

N'y a-t-il pas deux poids et deux mesures avec la sortie récente de Montebourg ?