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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Paris demande au gouvernement d’aller au-delà de la simple modification de la circulaire Guéant

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Communiqué de presse envoyé le Lundi 16 janvier.     

Le recul de Claude Guéant sur la circulaire étudiants étrangers ne suffit pas. Le gouvernement ne s’engage pas sur les délais de dépôt et dtraitement des dossiers, et les étudiants déjà renvoyés dans leur pays auront pâti d’un texte regrettable.

 

Au-delà, la politique d'accueil des étudiants et chercheurs étrangers du gouvernement Fillon reste rétrograde et dangereuse pour l’image de notre pays. Trois mesures récentes limitent leur venue et la durée de leurs séjours. Le 11 août 2011, un arrêté réduit le nombre de métiers ouverts à l’immigration du travail hors UE de 30 à 14. Le 6 décembre 2011, le niveau de ressources nécessaire à l’obtention de leur visa passe de 410€ à 615€. Le 28 décembre 2011, la taxe sur le renouvellement de leur titre de séjour est rehaussée de 600%.

Didier Guillot, adjoint chargé de la vie étudiante, Jean-Louis Missika, adjoint chargé de la recherche et des universités, et Pascale Boistard, adjointe chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires, dénoncent vivement ces mesures qui constituent une faute pour notre enseignement supérieur, et une erreur politique, culturelle et économique.

Les échanges entre étudiants et chercheurs, l’ouverture de l’enseignement supérieur sur le monde,  la mobilité, sont des valeurs consubstantielles à l’idée même d’université et de recherche. Comment exiger des établissements qu'ils développent des stratégies fortes d'attractivité internationale pour remporter les financements des Idex, tout en fermant les portes de notre territoire aux étudiants étrangers ?

 

Plus globalement, en conservant dans certains cas la necessité pour les entreprises de vérifier qu’un candidat français serait plus approprié, cette nouvelle circulaire reste à l’évidence dans l’esprit de la politique migratoire du gouvernement dans laquelle l’étranger bouc émissaire demeure.

 

De son côté, la Mairie de Paris est fière de favoriser l’accueil de tous les étudiants et chercheurs étrangers, sans distinction de leur origine européenne ou non. Elle facilite leurs démarches administratives grâce au Service d’Accueil des Etudiants Etrangers tenu à la CiuP et au CROUS de Paris, qui fêtera ses dix ans cette année. Elle finance également 500 nouveaux logements chercheurs d’ici 2014.

 

La troisième place détenue par la France en tant que destination privilégiée desétudiants étrangers (280 000 en 2010), est fragile face à la concurrence de l’Australie et de l’Allemagne. Si elle perd sa capacité à attirer les meilleurs d’entre eux, elle se prive de talents que d’autres pays attireront. Les jeunes diplômés étrangers occupent souvent des postes à l'international, qui permettent à nos entreprises de conquérir de nouveaux marchés.

A l’heure où le gouvernement ne cesse de vanter les mérites du modèle allemand, il devrait s’inspirer de son récent projet de loi visant à faciliter l’insertion professionnelle des diplômés étrangers. A l’image des pays qui ont fait le pari de l’intelligence, de la connaissance, de la recherche et de l’innovation, nous demandons que les mesures prises depuis un an soient abrogées. Il est urgent de simplifier les démarches administratives, d'avoir des règles claires et stables, et d'encourager les diplômés étrangers à trouver un travail ou à créer une entreprise en France. Il en va de l’attractivité de la France, de Paris et de la compétitivité des entreprises françaises.

 

 

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