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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Article publié dans l'AEF "Rendre visible le campus de Paris"

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La ville de Paris lance une opération d'aménagements urbains pour « rendre visible le campus de Paris »

« Rendre visible le campus de Paris » : tel est l'objectif de l'opération « Grand quartier latin » lancée lundi 28 février 2011 par la Ville de Paris. L'idée est de « définir quelles interventions sur l'espace public permettront de mettre en lien et en lumière le campus parisien », toutes les composantes des campus devant être intégrées depuis les établissements aux bibliothèques, en passant par les équipements sportifs, de restauration, les résidences étudiantes et de chercheurs ou les pépinières et les incubateurs. Une première réunion de concertation avec les responsables des établissements universitaires s'est tenue dans la matinée. Un appel d'offres va être lancé au cours du premier semestre 2011, pour retenir un urbaniste-conseil qui aura neuf mois pour faire des propositions. Il sera assisté par un comité de pilotage constitué d'élus, des services de la ville et de représentants des quatre PRES parisiens. « Les résultats sont attendus pour la fin du premier trimestre 2012 », indique Jean-Louis Missika, adjoint (PS) chargé de l'innovation, de la recherche et des universités à la mairie de Paris, lors d'une conférence de presse.

« Nous avons une volonté politique très forte et nous ferons en sorte qu'elle se traduise par des moyens et qu'elle soit visible et perceptible par les étudiants », déclare Anne Hidalgo, première adjointe (PS), chargée de l'urbanisme et de l'architecture. « Cela implique des transformations de l'espace public. » S'agissant du budget que représentera cette opération, elle déclare ne pas pouvoir le chiffrer avant de connaître les propositions de l'urbaniste qui sera retenu. « Mais rassurez-vous, le financement sera pris sur le budget d'investissement de la Ville de Paris qui s'élève sur toute la mandature à plus de 8,5 milliards d'euros ! La ville sera capable de financer. D'autant qu'il ne s'agit pas d'investissements lourds. Il n'est pas question de construire mais simplement d'aménager l'espace public, de faire par exemple émerger des 'work centers' avec wifi pour les étudiants comme cela est déjà prévu dans le cadre de l'aménagement des voies sur berges. »

« LE GOUVERNEMENT VEUT DES CAMPUS À L'AMÉRICAINE. NOUS VOULONS L'INVERSE »

« Valérie Pécresse veut des campus à l'américaine, c'est-à-dire en dehors des villes et fermés sur eux-mêmes. Nous voulons exactement l'inverse. Nous voulons des campus ouverts sur la ville », déclare Didier Guillot, adjoint (PS) chargé de la vie étudiante. Il cite pour exemple la nouvelle bibliothèque de Paris-Diderot qui est « accessible aux étudiants mais aussi aux habitants du quartier » (AEF n°144178).

« Nous avons une vision radicalement différente de la vision très passéiste et malthusienne de l'État », renchérit Anne Hidalgo. « Nous pensons qu'il faut partir de l'impulsion, de la force de Paris pour accompagner le développement sur l'ensemble du territoire métropolitain. Dans le PLU, nous allons d'ailleurs veiller à protéger tous les bâtiments publics accueillant des étudiants ou des enseignants afin qu'ils demeurent des établissements d'enseignement supérieur. »

Le « pari » est de « faire émerger deux nouveaux pôles universitaires : Paris Rive Gauche et Condorcet », explique Didier Guillot. Il précise d'ailleurs que « la moitié des logements étudiants construits par la ville l'ont été dans ces deux pôles ». Il y aura à la fin de la mandature « 3 000 logements étudiants dans le XIIIe arrondissement et 2 000 dans Paris nord-est ». « Je rappelle que quand nous sommes arrivés, il y avait en tout et pour tout 1 900 logements étudiants dans tout Paris. Nous en avons construit 3 800 au cours de la première mandature et 4 000 dans la seconde », indique l'élu. Un effort qui « devra se poursuivre tant le retard était considérable ».

UNE SIGNATURE URBAINE

« Paris est une ville-monde parce qu'elle est avant tout une ville scientifique. Elle regroupe l'une des concentrations universitaires les plus élevées au monde avec 300 établissements d'enseignement supérieur, 300 000 étudiants et 16 000 chercheurs et enseignants-chercheurs », indique Jean Louis Missika, adjoint chargé de l'innovation, de la recherche et des universités. « Mais cela ne se voit pas suffisamment. Nous devons repenser l'espace public pour tenir compte des besoins de la vie de campus. »

L'urbaniste-conseil devra faire des recommandations sur trois thèmes : « des aménagements urbains, une signature urbaine du territoire et des services numériques de localisation et des propositions artistiques et événementielles ». « Parler de 'campus de Paris' a-t-il un sens ? », explique par exemple Jean-Louis Missika. « Et que dire de la notion de 'grand quartier latin' s'étendant de la rue des Saint-Pères avec Sciences Po et Paris-Descartes à Paris Rive Gauche et de l'île Saint-Louis où sera installé l'institut d'études avancées de Paris, au boulevard Jourdan avec l'ENS et la CIUP ? Ce sont des mots qui qualifient les territoires et il ne faut pas se tromper de mots. »

Il ajoute que « la ville souhaite qu'une signalétique et des aménagements appropriés soient définis pour contribuer au décloisonnement des sites et participer au rayonnement scientifique international de Paris ». « Chaque établissement a son logo et sa charte graphique, mais nous devons trouver une terminologie commune pour identifier les territoires. Et la dimension numérique sera fondamentale à l'heure où les étudiants utilisent des smartphones. Qu'est-ce qu'il peut y avoir comme aménagement spécifique qui permette aux étudiants de mieux travailler, de se rencontrer, de se divertir ? »

Enfin, au sujet de l'événementiel, il pense « par exemple que des inscriptions mémorielles de grands penseurs sur les trottoirs pourraient avoir un sens. »

Interrogé sur l'articulation de ce projet avec le plan campus porté par le gouvernement, Jean-Louis Missika indique que « les choses sont compliquées » : « Quatre ans après, l'argent du plan campus est toujours virtuel. Nous discuterons avec l'État quand l'argent sera là. Aujourd'hui, nous parlons de choses sérieuses, d'argent réel, qui vient de la ville. L'argent de l'État viendra peut-être avec les investissements d'avenir, mais s'agissant du plan campus, on ne voit pas grand-chose ! On attend toujours qu'il donne par exemple la clé de répartition entre les PRES et la dotation pour la vie étudiante. »

UN « ACCORD HISTORIQUE » EN PASSE D'ÊTRE CONCLU AU SUJET DE LA CIUP

Jean-Louis Missika ajoute avoir en revanche des « discussions sérieuses » avec l'État sur la CIUP, un « accord historique » étant en passe d'être conclu. « Le foncier de la CIUP appartient à plusieurs propriétaires, ce qui rendait jusqu'à présent très difficile toute opération de construction. Nous discutons depuis plus d'un an et demi pour redécouper et réaffecter le foncier afin de le clarifier. France Domaine s'est arraché les cheveux pour savoir comment échanger par exemple du périphérique contre du terrain constructible ! Mais ça y est, nous sommes à la veille de cet accord historique qui débloquera la situation et permettra de lancer des constructions, que ce soit à l'initiative des pays étrangers, de la CIUP, de la ville ou de l'État. Nous avons pour notre part d'ores et déjà plusieurs projets : une maison des chercheurs dans un bâtiment existant, une construction à venir ou encore la rénovation des équipements sportifs. »

 

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