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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

5 questions pour une motion

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Comment est née la Motion 5 ? 

Elle est la rencontre de 3 contributions générales (Innovations Démocratiques, Convictions, et Un grand parti pour un grand projet). Elle auraient pu rejoindre la Motion 1, mais la séquence que nous avons vécue durant l’été et à la rentrée nous ont convaincu de la nécessité de nous regrouper pour faire vivre nos idées et propositions dans le débat et le vote militant. Nous ne sommes d’aucune écurie présidentielle. C’est aussi une nouveauté dans le paysage socialiste de voir une motion conduite par la benjamine du CN, Constance Blanchard, 25 ans, et animée par des militants qui pour la plupart d’entre eux ont entre 20 et 40 ans. C’est une prise de responsabilité. C’est une motion participative à l’image la façon dont nous souhaitons voir le PS fonctionner. 

A l’heure où tout le gouvernement était rassemblé, est-ce que le moment est opportun de déposer une motion ? 

C’est justement parce que les querelles d’égo (Reims ou Rennes) sont derrière nous et que les 60 propositions sont désormais notre ligne politique, que ce congrès peut être utile pour définir notre rapport aux militants, aux sympathisants. La seule question qui vaille dans ce congrès, c’est comment nous stimulons notre parti pour que chaque élu, chaque militant et sympathisant se sente pleinement acteur du changement et pas simplement spectateur d’une action au sommet de l’Etat. Nous ne sommes pas là pour diviser mais pour apporter des idées. Nous ne sommes pas dans l’opposition, nous sommes dans la proposition. Nous sommes évidemment candidats à la synthèse et l’unité se fera à Toulouse. Nous sommes le parti des primaires et du débat, pas celui du centralisme démocratique. 

Notre motion est-elle un geste de défiance ou d’impatience à l’égard du gouvernement ? 

Au contraire, nous faisons pleinement confiance au gouvernement et à François Hollande pour inscrire le changement dans la durée. Nous n’avons ni défiance, ni impatience. Notre motion est une motion de confiance, à l’égard du gouvernement, de l’Europe, de la République, de l’égalité Femmes/hommes, de la jeunesse, de nos élus, des militants, des sympathisants, des secrétaires de section. L’action de Manuel Valls, Christiane Taubira ou Vincent Peillon pour redresser la République, celle de Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg pour redresser notre économie dans l’Europe et celle de Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin pour réinventer la démocratie sociale est bien la promesse de réenchanter le rêve français voulu par François Hollande et ce au moment où la crise est si profonde. 

Prend-t-on le risque de voir les médias se moquer de nos divisions ? 

Les médias se sont montrés sévères quand nos divisions n’étaient que des querelles d’égo et d’écuries. Mais la seule fois où nous avons eu une motion unique, c’était au congrès de Valence et les médias nous ont alors assassiné sur l’arrogance. A l’inverse quand Lionel Jospin a gouverné pendant 5 ans, il y a eu 2 congrès où les « minorités » représentaient entre 16% et 27%, et pas un journaliste n’a écrit alors que le gouvernement était déstabilisé par ces minorités qui faisaient vivre notre démocratie interne. Le principal risque dans ce congrès sera le niveau de participation. L’existence de plusieurs motions a au contraire permis de donner du sens et de l’intérêt à nos AG, dans lesquelles nos camarades sont venus nombreux. Les seules turbulences ou interférences de notre congrès avec le gouvernement relatées par la presse, ont été le match Cambadélis/Désir, le vote de 20 députés socialistes contre le gouvernement avec le TSCG ou encore le refus d’appliquer la lettre sur le non-cumul des mandats.Or toutes ces turbulences sont venues de signataires de la Motion 1. Il est donc pour le moins étrange de voir ces responsables agiter l'épouvantail du traitement médiatique de notre congrès. Pas un seul article n'a été produit depuis début juillet sur la division du PS vu sous l'angle des 5 motions. 

Qu’est ce qui vous distingue des autres motions ? 

D’abord le nombre de propositions très concrètes. Nous préférons les solutions et les idées aux formules vagues et aux incantations. Il ne suffit plus de dire qu’il faut atteindre la parité, nous avons une proposition radicale avec le scrutin bi-nominal paritaire. Et surtout nous proposons un rapport beaucoup moins vertical à notre parti. Les militants doivent pouvoir co-élaborer nos textes politiques. Ils doivent pouvoir trancher les divergences. Ils doivent surtout pouvoir élire tous leurs dirigeants internes ou élus, directement, en mettant fin à la cooptation et aux parachutages. Nous voulons un parti ouvert, un parti qui débat, un parti qui accueille, un parti qui fait confiance à ses adhérents et qui les respecte. Nous préférons le pari de l’intelligence à celui de l’allégeance. 

 

Alors pour que Toulouse soit bien votre congrès et surtout soit utile au gouvernement, aux militants, aux sympathisants et à nos électeurs, oubliez pressions, chantages, menaces et autres et votez très librement pour la motion 5 qui ouvrira les portes et les fenêtre d'un parti qui en a bien besoin.

 

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