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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Aveugle et sourd

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La dérive autoritaire bat son plein en ce début d’année 2009. Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre les députés, il fait feu sur le droit d’amendement. Il ne veut pas entendre les journalistes, il fait nommer le patron de l’audiovisuel, menace tel ou tel en direct et choisit ses interviewers. Il ne veut pas entendre les manifestants. Il fait virer des hauts fonctionnaires. Ceux de la préfecture de police devraient tenir bon en continuant à publier des chiffres parfaitement fantaisistes lors des manifestations. Les syndicats sont affaiblis. Il veut les humilier par des déclarations dignes de cour de récréation. Il ne veut pas entendre les grondements de sa majorité, il fait nommer son fidèle Bertrand à la tête de l’UMP. Il ne veut pas discuter avec Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon, il fait nommer un ministre de la région capitale et se contente de travailler avec les maires d’arrondissement UMP. Il trouve qu’il y a trop d’élus de gauche dans les exécutifs locaux, il veut supprimer des élus en tentant de créer des conseils territoriaux. Il a peur des prochaines élections, il organise le charcutage électoral, prolonge le mandat des sénateurs et envisage de supprimer un échelon terriorial. Ils n’accepte pas qu’un visiteur du salon de l’agriculture ne lui lèche pas les mains, il l’insulte en lui envoyant « Casse toi pauv’con ». Il n’aime les socialistes que quand ceux-ci rampent dans la boue en devenant de vulgaires UMP. Rarement un dirigeant d’un tel niveau n’avait été aussi réfractaire à l’idée même de contradiction, à l’idée même d’opposition, à l’idée même de contrepouvoirs. Quant aux cireurs de pompes, la moindre impertinence leur vaudra excommunication. Rama et Rachida portées aux nues hier. Jetées aux lions demain. Ainsi va la cour. Il y avait beaucoup de médiocrité dans la présidence chiraquienne. On en redécouvre presque l’humanité par contraste.

Nous sommes dans un rapport totalement inédit à la République et à la démocratie. Cette dérive autoritaire est particulièrement inquiétante car les pouvoirs aveugles et sourds ont toujours très mal terminé dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties. Un tel rapport au peuple est l’assurance d’une véritable impopularité. La gauche pourrait s’en féliciter et attendre que le fruit mûr tombe. Mais une telle somme de provocations risque d’alimenter une forme de brutalité et même de radicalité. La gauche n’a pas besoin de radicalité mais doit regagner en crédibilité. C’est d’autant plus importante que nous avons aussi perdu en 2007 sur un déficit de crédibilité. C’est ce que Bertrand Delanoë appelait l’efficacité de gauche lors de notre dernier congrès. Martine Aubry semble déterminée à remettre le PS au travail. C’était le souhait de tous les militants. Les premiers jalons donnent des signes encourageants, mais il reste du chemin à parcourir pour avancer sur cette indispensable efficacité de gauche. Le groupe socialiste a donné l’exemple tout au long du mois de janvier de ce qu’on attend de nos dirigeants. Puisse la rue de Solférino s’en inspirer et notre parti marcher à nouveau sur ses 2 pieds. Au-delà de la question essentielle de la politique économique et sociale, ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est bien la République, la démocratie, la laïcité et nos libertés les plus fondamentales. Dans les années 80, la droite avait réussi à porter haut le drapeau de la liberté. La gauche doit désormais reprendre ce flambeau et redevenir la championne des libertés, ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Face à ce pouvoir aveugle et sourd, la gauche doit avoir les yeux et les oreilles grand ouverts et se remettre à parler haut et fort.

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André Guidi 06/02/2009 11:07

M. l' Adjoint au Maire de Paris, en charge
de la vie étudiante,

effectivement, la défense des libertés de pensée et d'opinion doit être au coeur de notre combat et de notre refondation idéologique.

Pour autant, comme vous l'exprimez, il nous faut éviter l'écueil de la radicalité qui n'est pas pourvoyeuse de solution alternative.

Opposons-nous à la Droite, dans le respect des convenances et du dialogue démocratique à l'assemblée nationale, au sénat et construisons de la solidarité et de la démocratie participative à l'échelon local où nous sommes en responsabilité.

Merci de votre attention.

Bien à vous.

André Guidi

Ingénieur de recherche

Julien M. 05/02/2009 18:32

Aveugle et sourd, oui. Mais malheureusement pas muet...