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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Conseil de Paris des 7, 8 et 9 novembre 2016 Intervention : Communication Enseignement supérieur, recherche et vie étudiante à Paris

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Conseil de Paris des 7, 8 et 9 novembre 2016
 

Intervention : Communication Enseignement supérieur, recherche et vie étudiante à Paris

 

Madame la Maire, mes chers collègues,


Paris doit être l’une des plus grandes villes universitaires d’Europe. Il s’agit d’un enjeu décisif pour notre attractivité. La compétition internationale est là, même dans les savoirs, les connaissances, les lieux d’excellence et de recherche.

La communication révèle l’importance d’un secteur stratégique dans l’identité même de Paris et surtout pour son attractivité. Ayant eu à suivre les questions de vie étudiante puis celle de l’attractivité de Paris au travers de l’agence Paris & Co, je mesure chaque jour à quel point l’ensemble de ces dimensions sont intrinsèquement liées.

La concentration d’un très grand nombre d’étudiants, et de chercheurs français et étrangers dans un espace aussi limité est assurément l’un des premiers atouts de Paris pour faire de notre métropole la métropole la plus attractive et la plus innovante du monde. Nos grandes et petites entreprises, le monde de la création et de la culture, comme nos milliers de startups puisent dans ce vivier intellectuel d’excellence. Il est la  meilleure ressource pour répondre à la compétition internationale dans laquelle nous sommes.

«Classement des villes les plus agréables», «classement des villes où il fait bon étudier», … La comparaison des villes et des pays revient régulièrement à la une des médias. Et les résultats peuvent y être très divers. Mais toujours positif sur ce secteur.

Si Paris veut être représentée à son juste niveau dans cette compétition internationale, elle doit investir dans ses universités, sa recherche et pour la vie étudiante.
Et les défis pour l’université de demain sont nombreux : cela va de l'ouverture internationale à la formation tout au long de la vie, en passant par le pari pédagogique des nouvelles technologies.

La Ville de Paris est un acteur de l’université de demain. Nous devons œuvrer pour rester attractifs, dynamiques et innovants, notamment pour les jeunes. C'est pourquoi Paris s'engage pour améliorer l’immobilier universitaire, la mobilité des étudiants parisiens, la santé. Un parisien sur 10 est aujourd’hui étudiant.

 

Mais elle n’est pas le seul acteur de la vie étudiante. Elle doit agir avec l’Etat et la Région Ile-de-France. Suite aux dernières échéances électorales, nous mettons en garde : remettre en cause, notamment en restreignant les publics destinataires, voire en les supprimant, certains dispositifs qui ont pourtant fait leurs preuves pour faciliter l’accès à la santé ou à la culture, c’est s’attaquer à la réussite de notre jeunesse.

L’Etat a su être lui au rendez-vous.  Je pense tout particulièrement à la façon dont le bouclage du très beau projet Condorcet a pu se faire à partir de 2012. Le projet avait été lancé par Valérie Pécresse mais son financement non bouclé lui a fait prendre du retard.

La question du financement de l'enseignement supérieur est d’ailleurs au centre de nombreux débats. Je pense là notamment à la question de l’augmentation des frais d'inscription.

Aussi, au côté du financement étatique, qui doit être conséquent, les collectivités territoriales, dont la nôtre, doivent investir pour assurer l'égalité des chances, tant par des investissements directs que par des investissements indirects.

Les difficultés quotidiennes des étudiants sont pourtant réelles. Regardons par exemple, les conditions de vie. Nous le savons, les ressources et le logement dont ils disposent, sont un facteur déterminant de la réussite dans l’enseignement supérieur.

Un étudiant parisien paie en moyenne 800 euros de loyer contre un peu plus de 300 euros pour son camarade brestois. Si l’encadrement des loyers permet de donner un peu d’air aux étudiants parisiens, nous devons amplifier la construction de nouveaux logements étudiants sur notre territoire.

C’est un investissement indispensable. Et sur ce terrain, le volontarisme de la ville sans précédent depuis 2001 s’est accentué encore depuis 2014. Pour mémoire, il n’y avait avant 2001 que 1900 logements étudiants sociaux pour tout Paris. Aujourd’hui ce chiffre est dépassé dans les 13ème et dans le 18ème arrondissement à eux tout seuls ! Au-delà du quantitatif, je veux aussi saluer le succès des colocations solidaires, tout particulièrement dans le 18ème.


Notre politique en faveur de l’enseignement supérieur, recherche et vie étudiante à Paris doit être une politique collaborative entre les différents acteurs de vie étudiante et de jeunesse du territoire. Les partenariats cités dans cette communication avec la CIUP et le CROUS sont indispensables. Je trouve d’ailleurs dommage d’avoir abandonné les outils de communication communs qui symbolisaient ce partenariat unique en France, que sont le site internet et le guide de rentrée. Mais le forum de rentrée symbolise cette excellente collaboration.

L’Ile-de-France est « doublement attractive » pour les étudiants, en raison d’une offre d’études et d’emplois divers. L’insertion professionnelle est ainsi un point essentiel pour nos étudiants. Et je veux saluer ici le virage pris par la MIE pour renforcer l’accompagnement de l’insertion professionnelle comme le développement des espaces de co-working dans la dynamique lancée par le connecteur étudiant de Paris & Co. La Ville de Paris peut être fière de cette très belle politique publique autour de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat étudiant.

Cependant, je  m’interroge sur le choix d’avoir  confié les clefs à une seule organisation étudiante, l’UNEF et son satellite Solidarité Etudiante, des trois équipements de la MIE. Je sais combien cela pu être mal compris de la plupart des associations étudiantes dont la richesse et la diversité étaient mises en valeur pour tous les parisiens et pas seulement au sein du campus, précisément grâce à ce réseau unique des MIE. J’espère que le site de la Chappelle avec Paris 1 pourra bien accueillir une nouvelle MIE.

La réussite des étudiants parisiens passe aussi par une bonne orientation. Et celle-ci commence dès le lycée.  Les problèmes d'orientation sont sources d'échec, de confusion et de démotivation chez les étudiants, contre lesquelles notre collectivité peut lutter. La mise en place de forums professionnels ou la multiplication des liens entre les différents niveaux et acteurs est une politique concrète dans laquelle Paris doit être un élément moteur.

Nous sommes dans une période de crise et les difficultés sont d’autant plus grandes pour les étudiants qui arrivent sur le marché du travail. Aussi, nous pensons que la Ville doit œuvrer avec les acteurs économiques et universitaires sur cette question pour agir efficacement.

Cette coopération entre les différents acteurs du territoire, nous savons la mettre en place. Je prends pour exemple le projet de Quartier universitaire International du Grand Paris.

Avoir une vision métropolitaine de ces politiques est essentiel. Aussi je voudrais vous inviter à réfléchir dès maintenant aux équipements qui pourraient émerger sur le site de la porte de la Chapelle, une fois le futur campus Condorcet installé. Le campus Condorcet n’occupera qu’un tiers de la parcelle dite de la Gare du Bois. Nous devons nous projeter dès maintenant sur l’après 2020 pour imaginer, comme sur la parcelle censier d’autres projets universitaires, scientifiques, de vie étudiante ou de recherche. Le QUIGP dont les premières esquisses sont envisagées sur le site de la gare des Mines pourrait aussi trouver là un point d’appui.

Enfin, pour ce qui est de notre vision métropolitaine, permettez-moi également de regretter l’abandon du très beau projet de regroupement des écoles du Breuil, ESPAA et EIVP qui avait été engagé depuis plusieurs années et qui figurait encore dans la feuille de route de Madame la maire de Paris à Marie-Christine Lemardeley en début de cette mandature. Nulle trace dans cette communication de cette belle ambition et pour cause. Le blocage d’une direction et d’un bureau depuis plusieurs années a eu raison d’une volonté politique pourtant maintes fois réaffirmées. En tant que président de l’EIVP, j’aurais d’ailleurs aimé prendre connaissance du rapport final de l’inspection générale à ce sujet. Mais comme je reste optimiste car je crois toujours que les belles idées finissent par l’emporter, je veux encore croire que cette belle idée pour faire naitre l’école du génie urbain et paysager à dimension métropolitaine pourra voir le jour.

Afin d’être en mesure de proposer une politique réaliste et innovante pour l’enseignement supérieur à Paris, notre collectivité doit également se pencher sur la question de l’accès à son université.

Nous le savons, l’attractivité n’est pas un acquis définitif, quel que soit le domaine. Elle se construit et s’entretient par une multiplicité de facteurs extrêmement variés.

Paris doit jour après jour, année après année, continuer à se mobiliser pour son enseignement supérieur, sa recherche et la vie étudiante. Cette belle ambition de la ville de Paris engagée par Bertrand Delanoë et poursuivie par Anne Hidalgo doit être davantage mise en valeur. J’invite ainsi Madame la maire de Paris a reprendre les très belles préconisations de la mission confiée il y a 4 ans à Djamel Klouche et Jean-Pierre Charbonneau afin de rendre visible le campus de Paris, comme l’ont fait New York, Stockholm, Barcelone ou Berlin.

Je vous remercie.

 

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