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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Retour sur la démarche d’en marche ou le potentiel Macron

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J’ai participé hier au premier meeting d’Emmanuel Macron. L’occasion de faire le point sur cette démarche et sur ce qu’elle recèle et révèle. J’ai d’ailleurs adhéré à En Marche comme j’ai rejoint l’UDE. Je trouve plutôt moderne l’idée de partis et mouvements complémentaires auxquels on pourrait adhérer de façon multiples. Et d’ailleurs je me souviens de ce que nous écrivions dans la motion que j’ai co-écrite au congrès du PS en 2012 quand nous prônions l’adhésion multiple à gauche. Hier soir à la Mutualité, il y avait presque tout le BN de l’UDE et c’est très bien car les positionnements et discours sont très proches et les démarches complémentaires voire parallèles.

L’attrait de l’écoute et du participatif

Bon j’avoue ne pas être un inconditionnel de la démarche du Porte à porte, cette mode importée d’Obama. Je ne l’étais pas au PS, je n’ai pas de raison d’en devenir fan chez En Marche. J’aime discuter avec les gens et j’aime le faire dans l’espace public. Je crois d’ailleurs l’avoir fait un nombre incalculables d’heures depuis qu’il ma pris la drôle d’idée de devenir un militant et un professionnel de la politique. Mais j’ai toujours une réticence à aller chez les gens. Je n’aime pas ces moments, et cela nous est tous arrivés les militants politiques, où on sonne chez eux et où on se retrouve nez à nez avec tel ou telle personne en pyjama, voire petite tenue, ou alors entrain de déjeuner. L’espace privé doit pour moi rester l’espace privé. Je déteste moi-même ouvrir à un inconnu et je n’aime pas quand les militants se transforment en témoins de Jehovah. Je n’aime pas non plus le business créé autour de ces sociétés qui vous transforme cette démarche en caractère soit-disant scientifique. Et j’ai beau être un lecteur assidu des études et sondages, celles qui sont sorties sur le caractère ultra productif de la démarche du porte à porte ne m’ont toujours pas convaincu. D’ailleurs, si je m’en tiens aux élections municipales de 2014, les militants qui ont organisés le porte à porte dans ma section PS avec un immense dévouement ont fait un choix de se concentrer très fortement sur tous les ensembles HLM et en particulier ceux situés aux portes. Nous avons sans doute concentré et déployé là 70% à 80% du temps et de l’énergie militante disponible. Et ce sont encore dans ces bureaux de vote où la participation a été et de très loin la plus faible et ce sont dans ces bureaux là que la chute de la gauche entre les municipales et de 2008 à 2014 a été la plus forte. Par ailleurs quand on monte dans une cité, nous passons plus de temps à attendre qu’une porte s’ouvre qu’à discuter réellement et même si on met un sticker la qualité du contact reste à prouver. En 2h de présence sur un marché ou un métro, j’ai en général plus de discussions et contacts humains qu’en 2h de porte à porte. Bien qu’ayant rejoint en Marche, je n’ai pas donc pas encore participé à la marche du porte à porte. Il n’en reste pas moins que cette démarche fonctionne et que l’application et le questionnaire utilisé par les marcheurs me paraissent plus intéressants et aboutis que ce que nous avons pu produire en la matière dans les portes à portes militants.

Cette initiative montre une fois encore que quand un parti ou un mouvement s’appuie sur une démarche participative il attire et fédère. En transformant les militants ou bénévoles en acteurs et non simples soldats à la botte d’un appareil de façon verticale et bien cela donne envie. En 1993 Michel Rocard a créé de l’enthousiasme avec les Etats Généraux, première démarche participative d’envergure. En 2000, la primaire Lang Delanoë, a suscité de l’énergie positive. En 2004, le référendum interne du PS a su attirer de nombreuses vocations. En 2006, les adhérents à 20% sont venus en masse pour choisir leur candidate mais aussi créé la dynamique des débats participatifs.

Depuis 2008, le PS s’est recroquevillé sur son appareil pour réassurer les petits fondamentaux de ses petits apparatchiks et on en voit le résultat avec la fuite massive des adhérents. La primaire de 2011 ayant été une parenthèse enchantée et perverse puisque justement c’était à côté des petits équilibres si chers aux tenants de l’appareil socialiste.

En 2014, la démarche Oser Paris lancée par Anne Hidalgo a permis de créer un beau mouvement d’intelligence collective prolongée depuis par les budgets participatifs.

La politique comme l’économie ne peut plus être verticale. Elle doit devenir horizontale. Tous ceux qui l’ont compris auront un bel écho dans les années qui viennent.

Donc à chaque fois à gauche qu’un parti ou un mouvement se tourne vers les citoyens pour leur dire : nous avons besoin de vous pour construire ensemble et prendre en compte votre avis, il y a et aura du répondant. Dans le 18ème le premier rendez-vous de En Marche pour le porte à porte a réunit plus de monde que la plus forte mobilisation militante que le PS ait eu pour un après midi de porte à porte aux dernières municipales. Et le profil de ces marcheurs est exactement le profil de ceux qui avaient fait le succès de la section JBC dans les années 2000 mais qui l’ont déserté depuis 5-6 ans : les 25-40 ans.

L’émergence du positif dans le concert de négatif

Après la question de la marche, je vais maintenant parler du phénomène Macron lui-même. Il est effectivement la révélation de ce quinquennat avec Bernard Cazeneuve. J’aurais aimé qu’il y en ait d’autres. En 1986, en 1993 et en 2002 la gauche sort battue aux élections mais en laissant derrière elle une kyrielle de leaders politiques dont on pouvait se dire à chaque fois : l’avenir de la gauche, y compris présidentiel, est assuré pour les 10 ans qui viennent. En 2002 quand Jospin sort du jeu, il y a au moins 6 ou 7 personnes qui peuvent avoir le statut de leader de la gauche (Hollande, Fabius, Royal, Aubry, Delanoë, DSK, Guigou, Chevènement…). Cette fois il faut bien dire que la moisson est faible. En grande partie parce que ceux qui auraient du se révéler au pouvoir se sont révélés par leur médiocrité.

Nous sommes entrés en 2012 avec la dream team des Peillon, Montebourg, Hamon, Pellerin, Filipetti, Duflot, Taubira. Nous ressortons du quinquennat avec des petits egos qui se sont révélés de tristes sires. Là où on attendait des hommes d’Etat nous avons eu des hommes et femmes d’état d’âmes. Nous attendons toujours leurs états de services. Et nous avons bien pris la mesure de leurs états de sévices. Cette génération politique biberonnée aux réseaux sociaux, incapable de penser le temps long et l’avenir a choisi la gloire éphémère des tweets assassins, des petites phrases médiatiques creuses et sans lendemains. Nous attendions des grands acteurs du changement. Nous avons eu des petits commentateurs et faciles frondeurs. Le mot ASSUMER a disparu du vocabulaire politique et ceux qui auraient pu terminer le quinquennat en solide dream team porteuse d’avenir assuré, ne sont plus devenus que des petits journalistes friands des plateaux télé et n’ayant que pour seule existence politique la facilité du tirage dans le dos de ceux qui continuent à gouverner, à agir et à présider.

Alors dans ce sinistre spectacle donné par ces leaders qui ont déserté l’action pour n’être plus que dans la facile critique sans lendemain, le positionnement d’un Emmanuel Macron avait un boulevard devant lui. Devant le social négativisme, le social-nihilisme et la déconstruction facile, un homme a choisi d’entrer dans l’arène avec un discours positif et il a touché juste. La France est en déprime et elle n’en sortira pas avec des hommes politiques qui ajoutent de la déprime à la déprime, du négatif au négatif. Le parcours des bleus dans l’Euro a montré combien le peuple français a besoin d’élan, de croire en des valeurs collectives et positives. Le Pen, Melenchon, Montebourg, Hamon et bien d’autres ont fait le choix de nourrir leur discours et positionnements que sur de petits et grands boucs émissaires. Le discours d’Emmanuel Macron est précisément à rebours en faisant le choix de montrer que la France dispose d’atouts incroyables. François Hollande a coutume de dire que la France est aimée dans le monde entier mais pas chez elle. Et bien Emmanuel Macron a compris que pour recréer de l’élan, il faut s’appuyer sur ce qui fait gagner, sur ce qui marche, sur ce qui bouge, sur ce qui créé. La création de richesse, la création intellectuelle, la création de solidarité, la création culturelle. Et l’innovation partout présente mais jamais valorisée. Alors oui le positionnement et le discours positif d’Emmanuel Macron fait un bien immense. Et il vient occuper un espace laissé en jachère par la course à la démagogie d’un côté et la course à l’anxiété de l’autre. Ce positionnement était celui de Manuel Valls quand il animait les jeunes rocardiens ou quand il s’était présenté à la primaire de 2011. Depuis qu’il gouverne et il gouverne bien, il s’est enfermé dans son costume de Clémenceau pour tenter de rassurer. Mais rassurer en ajoutant de l’anxiété à l’anxiété est pour le moins curieux. Manuel Valls s’est enfermé bêtement très bêtement dans les positionnements identitaires chers aux amis de Laurent Bouvet. Et ce positionnement centré sur les questions de laïcité ou de sécurité l’a éloigné justement de la valorisation des atouts de la France qui avance. La nature ayant horreur du vide, Emmanuel l’a occupé.

Manuel et Emmanuel ont tout pour avancer ensemble et ils incarnent les deux facettes de la gauche moderne de demain. Mais l’un doit se détendre et l’autre s’étoffer.

Emmanuel Macron a donc compris que les électeurs n’attendent pas que des discours anxyogènes ou dépressifs. Ils n’attendent pas que du Care, mais surtout du Dare avec une dose de Share…

D’ailleurs il l’a d’autant plus compris que c’est ce qui a fait le succès de la liste Tapie en 1994 (et j’étais rocardien à l’époque) ou celui de la liste Cohn Bendit en 2008. Les politiques qui viennent avec un discours positif sur le monde, la France et l’Europe peuvent encore créer de l’enthousiasme et de la dynamique.

Et gauche et droite.

Le positionnement dans l’échiquier politique est aussi une nouveauté. Quoique. C’est celui qu’a tenté d’occuper François Bayrou. D’ailleurs si beaucoup pensent qu’Emmanuel Macron tente de ringardiser Valls et Hollande, je crois sincèrement que c’est surtout Bayrou qui voit son espace politique préempté par la démarche Macronesque.

Or, la question du positionnement est essentielle. Aujourd’hui nous avons un FN durablement installé dans la vie politique. Un FN qui n’arrivera pas au pouvoir mais qui gèle 20 à 30% du corps électoral dans une opposition stérile à toute majorité. Il reste donc 70% du corps électoral à couper entre une gauche à 35% et une droite à 35%.

La réalité politique d’aujourd’hui c’est que tout gouvernement restreint aux républicains ou à la gauche qui accepte de gouverner est donc d’entrée de jeu minoritaire dans l’opinion. Structurellement minoritaire. L’UMP a eu la majorité des sièges au parlement en ayant réalisé 30% des voix en 2002 et 2007. Le PS a obtenu une majorité absolue des sièges avec moins de 30% des voix. La question qui est posée désormais à la classe politique est : pouvons nous gouverner et réformer la France durablement avec une base de départ qui n’est pas 50% mais 30% ? François Hollande a été élu avec le soutien plus ou moins fort de Bayrou et Mélenchon. Ces 20% d’électeurs n’ont pourtant jamais soutenu la majorité parlementaire et gouvernementale du quinquennat.

Et le schéma était identique avec Sarkozy. Et ce ne sont pas les ouvertures individuelles et prises de guerre qui ont élargi la majorité.

L’expérience vécue depuis 2012 a montré combien les gauches sont effectivement irréconciliables pour gérer ensemble l’Etat. Le point de départ étant le caractère 100% schizophrène d’une partie de la gauche qui accepte de gérer dans les collectivités locales avec des contraintes budgétaires encore plus fortes qu’au niveau national. Tant que la gauche pseudo radicale sera incapable d’accepter de gérer l’Etat comme les collectivités, aucune majorité nationale ne sera possible. Et les discours sur l’austérité ou la rigueur sont là pour prendre les gens pour des imbéciles car la rigueur et l’austérité sont bien pires dans les collectivités locales qu’au niveau de l’Etat. L’expérience vécue à Grenoble par la majorité Rouge-Verte vaut son pesant de cacahuètes à gogos en la matière.

Et comme la droite est amputée largement d’une extrême droite avec laquelle elle ne gouvernera pas non plus, la question de la taille et de l’assise de toute future majorité parlementaire est posée et durablement posée. La France pourra être gouvernée et réformée à nouveau quand la majorité présidentielle trouvera un prolongement dans une véritable majorité parlementaire. Tout gouvernement démarrant son quinquennat avec une assise de seulement 30% et donc une opposition de départ de 70% est donc condamné à l’impopularité et à l’échec.

Et ce paysage est encore plus compliqué quand aujourd’hui nous avons 9 partis sur 10 qui sont dans l’opposition au gouvernement actuel et que dans le seul parti qui est censé soutenir le gouvernement, 9 parlementaires sur 10 qui ont accès au système médiatique sont ceux qui frondent et tirent dans le dos. Faites le calcul et vous comprendrez qu’aujourd’hui ceux qui soutiennent le gouvernement ne sont plus de 5% de la parole publique !!

Gauche et droite démocratiques et réformistes sont donc condamnées à devoir travailler ensemble. Qui osera le porter et l’expliquer en 2017 ? On verra mais en tout cas Emmanuel Macron a raison d’oser ce langage de vérité sur le sujet. D’ailleurs si Hollande et Sarkozy sont les candidats de leurs camps l’année prochaine et que Bayrou est à nouveau candidat, je lui prédis un beau succès cette fois-ci car ce positionnement aura un espace comme jamais après les doubles échecs de 2007 et 2012. Le rassemblement de tous les progressistes est indispensable et il y a une majorité qui existe chez les français pour défendre le projet européen, le choix de l’éducation, de la recherche et de l’innovation, le choix de soutenir la création et l’investissement, le choix de s’appuyer sur les énergies locales et en particulier les collectivités locales, le choix de valoriser la vie associative, le choix de contractualiser avec des syndicats réformistes, le choix d’assumer les belles valeurs de la République, Liberté, égalité, fraternité.

Pour ce qui est de la forme, Emmanuel Macron a un réel talent. Il suscite un réel engouement par sa fraicheur et de réelles qualités d’orateur, à la fois modeste et intéressant. Peu de langue de bois chez lui, mais encore beaucoup de formules qui restent banales et parfois creuses il faut le reconnaitre. J’avoue ne pas aimer quand il emploie le mot système car il peut faire tous les effets de manche, il incarnera aussi le système et en particulier celui de reproduction des élites. Cette concession à la démagogie, il ferait mieux de s’en passer.

Nous avons le contenant, il reste à définir le contenu

Là où Emmnauel Macron doit transformer l’essai c’est le contenu qu’il donnera à sa transformation annoncée. Pour l’instant Emmanuel Macron s’appuie sur un discours positif et entraînant, celui de la valorisation de la France qui avance, qui bouge qui tire par le haut notre pays. Il a le bon positionnement dans l’espace politique. Il lui reste deux choses à accomplir qui sont essentielles :

1° Créer un vrai rassemblement car aucune démarche individuelle centrée sur un seul ego n’a jamais aboutit en France. Il ne sera pas plus l’homme providentiel que Montebourg, Le Pen ou Mélenchon. Il doit mettre en valeur un collectif, faire émerger de nouvelles têtes comme hier et montré qu’il n’est pas seul car non ne fait jamais rien tout seul aussi populaire que l’on soit.

2° Après avoir défini le contenant et le cadre, il doit désormais s’attaquer au contenu. Les bords et le cadre d’un tableau n’en font pas l’œuvre. Michel Rocard ovationné au meeting de Macron a été un homme de positionnement et de discours mais sa plus grande force aura été sa capacité à proposer et à inventer des idées qui devenaient des réformes. J’attends donc de voir la nature, le contenu et la qualité des propositions que pourra faire un Emmanuel Macron dans les mois qui viennent car c’est là dessus qu’il pourra susciter une véritable adhésion. Aujourd’hui le PS n’a plus une seule idée dans la besace et Les Républicains se contentent avec autant de paresse de nous ressortir leur programme de 1986. Le terrain est vierge donc celui ou celle qui détonnera et étonnera sera celui ou celle qui saura écrire une nouvelle feuille de route pour changer et transformer notre pays et lui faire accepter l’incontournable mondialisation. Et aujourd’hui tout reste à faire, à écrire et à innover. Emmanuel Macron ne deviendra la solution que si lui propose des solutions. Et là il y a encore beaucoup, beaucoup de boulot.

Enfin, il reste la question du président sortant. Je ne crois pas un instant qu’Emmanuel Macron sera en mesure d’être candidat à la présidentielle si François Hollande gagne la primaire de janvier prochain. D’ailleurs Emmanuel Macron ferait mieux de faire monter la dynamique pour participer à cette primaire. En revanche, François Hollande ne pourra être le candidat que s’il a réussi à rétablir un lien minimum avec les français. Alors si François Hollande s’efface, le pari de la jeunesse et de l’intelligence peut donner à 2017 un caractère moins flippant que ce que tout le monde nous annonce un an auparavant. Et en matière de présidentielle, rien n’a jamais été écrit un an avant.

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Commenter cet article

Loisy 13/07/2016 15:12

Didier : ton commentaire est intéressant mais ce que tu as oublié de dire
c'est qu'un homme politique qui veut unir les bonnes volontés de droite et de gauche doit d'abord s'attaquer à notre constitution pour y mette une forte dose de proportionnelle et ainsi trouver des majorités transitoires lors des votes à l'AN. C'est une oubli grave et c'est la raison pour laquelle je trouve cette demarche non aboutie j'ajoute elle n'aboutira pas