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Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Le blog de Didier Guillot

Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes de mon mandat de conseiller de Paris du 18ème arrondissement délégué à l'enseignement supérieur, la recherche et la vie étudiante et Président de Paris & Co et de l'EIVP. Adhérent de l'UDE et de En Marche je suis membre du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendant. Ce blog me permet également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne.N'hésitez pas à réagir, à partager et à participer ! De gauche. Réformiste. Européen. Libéral. Ecologiste. Démocrate.

Postures et impostures socialistes, ma contribution aux Etats Généraux

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Pour commencer, je n’ai pas de problème avec le mot socialiste. Et pour cause, je pense que notre économie est bien plus socialiste que libérale quand 57% du PIB est de la dépense publique. Et le problème qui est posé à la France n’est pas de savoir si ce grand mécanisme de redistribution, de services publics, de délégation de service public, d’investissements publics, d’éducation et d’assurances doit être augmenté ou diminué, il est de savoir combien de temps un tel système peut reposer sur une explosion de l’endettement, au détriment de notre compétitivité. Après, j’aime aussi beaucoup le mot de social-démocrate même s’il ne correspond pas forcément à l’histoire de la gauche française, en raison notamment du prurit anarcho-revolutionnaire d’une part trop importante du syndicalisme français. Mais s’il faut changer de nom, pourquoi pas ? Encore faut-il nous en proposer un qui corresponde à ce que pourrait être un parti de la gauche moderne, un parti pour une gauche du 21ème siècle qui regarde la France, l’Europe et le monde tels qu’ils sont et tels qu’ils seront.

Je partage la remarque de Manuel Valls sur la faille originelle du quinquennat venant de la façon dont nous avons écarté celui qui a pourtant détenu la clef du scrutin de 2012, à savoir François Bayrou. Je l’ai dit à ce moment là, le PS encore verrouillé par Martine Aubry a commis par sectarisme, clanisme et étroitesse d’esprit la double faute de faire éliminer du parlement Et François Bayrou Et Jean-Luc Mélenchon. Les 2 qui avaient appelé à voter Hollande avaient leur place dans l’Hemicycle. Et de mon point de vue, la politique que souhaitait engager François Hollande devait proposer une nouvelle majorité et là, pour le coup, avec Bayrou plus qu’avec Mélenchon. Je ne sais pas quand ce rendez-vous manqué sera surmonté mais j’ai la conviction qu’un jour viendra où il y aura des convergences pour une majorité plus large qui ne soit pas une majorité caricaturale avec des débauchages individuels comme sous Rocard 88 ou Sarkozy 2007, mais bien une majorité de démocrates, de réformistes, d’écologistes tel que Rocard l’envisageait en 93 sous le nom de « big bang » ou que Vincent Peillon avait ébauché lors d’un rassemblement en 2010 à Marseille. La gauche seule ne peut gouverner qu’avec l’artifice du mode de scrutin majoritaire mais ce mode déformant ne peut donner une assise politique quand le fossé se creuse entre les voix obtenues au 1er tour et les sièges obtenus au second tour. Et il faudra bien un jour se poser la question de l’assise politique d’une politique qui ne peut que rassembler largement la gauche moderne, les écologistes et le centre, c’est à dire ceux qui acceptent tout simplement le cadre européen dans lequel la France est engagée !

De 2002 à 2012, j’ai eu l’occasion de percevoir et de mesurer le fossé grandissant au sein du PS qui se creusait entre une gauche qui se voulait toujours de « gouvernement » portée longtemps par François Hollande premier secrétaire, et une ou des ailes gauches tentant de vendre auprès des militants un idéal de « contestation » et une "radicalité" qui ne peut avoir sa place dans la prise de responsabilité. J’ai vu monter ces postures, ces slogans, ces rhétoriques parfaitement régressives au sens psychanalytique du terme. J’ai vu se construire un discours, un discours qui n’était d’ailleurs qu’un discours. Un discours creux – avec des poncifs du genre « il faut retrouver la majorité culturelle comme dit Gramsci » ou bien des phrases définitives du genre « nous on fait de la politique », un discours simpliste, simple et soit-disant idéologique puisqu’il fallait alors se battre contre la « doxa » libérale. Le libéralisme était l'ennemi invisible mais cet ennemi définit ne faisait en rien sortir une alternative ! Mais tout ce prurit, ce discours, ce verbe magique, cette pensée radicale avaient une limite extraordinaire : pas une seule idée nouvelle qui puisse se plier à la réalité. Dans les années 70, 80, 90 les courants Chevenementistes, poperenistes ou rocardiens produisaient certes de l’idéologie et de la cohérence, mais ils avaient en commun de produire des mots positifs (planification, nationalisation, autogestion…) qui se transformait en des idées, des idées qui devenaient ensuite des propositions concrètes, celles qui ont fait le sel des législatures socialistes de 1981, 1988 et 1997. Les nationalisations, la politique de la ville, l’éducation populaire et prioritaire, la CSG, le RMI, les emplois jeunes, les 35h, sont autant d’idées qui sont devenues réalité quand nous sommes arrivés au pouvoir. Au cours des 10 ans de notre cure d’opposition, nous avons eu des batailles qui avaient du sens (celle du congrès de Dijon entre la majorité réformiste et les oppositions radicales sans synthèse d’ailleurs), mais jamais les différentes sensibilités n’ont su produire des idées concrètes, des solutions nouvelles, des visions d’avenir qui puissent faire sens dans le monde tel qu’il est. La vacuité de nos programmes de 2007 comme de 2012 en sont les plus cruels témoignages. Et la parfaite médiocrité intellectuelle pour ne pas dire le degrés zéro de la pensée politique qu’on pu produire alors les « courants » qui auraient pu prendre la relève des courants dont je parlais auparavant est un symptôme de ces années de non préparation au pouvoir que nous payons cher aujourd’hui. On ne gouverne pas la 5ème puissance politique du monde avec des mots creux comme la « démondialisation » ou bien « il faut vaincre la bataille idéologique contre le libéralisme ». Et si notre Etat est bien socialiste en terme de machine à redistribuer, notre environnement international et européen lui ne l’est pas. Et nos entreprises qui sont soumises à la concurrence, elles doivent régler leur problème n°1 à savoir celui de la compétitivité. Et cette compétitivité, elle ne se retrouve pas à coup d’impôts, de règles ou de taxes supplémentaires et encore moins avec des leçons de catéchisme pour les enfants sur le méchant libéralisme.

2005 signal de 2014

Le signal qui aurait du alerter tout le monde sur ce qui nous attendait était de ce point de vue là le sinistre rendez-vous de 2005. Le psychodrame de 2005 donnait toutes les clefs de celui de 2014. Il y a le fond. Le rapport à notre engagement européen. Il ne s’agit pas de refaire le débat d’alors mais ceux qui d’un seul coup découvrait que l’Europe était «libérale » ont alors vendu aux français qu’en votant « Non » elle ne le serait plus demain. Ils découvraient l'horreur du mot Concurrence, pilier de tous les textes européens depuis...1957. Comme parfaite façon de prendre les gens pour des imbéciles, ce rendez-vous restera comme un cas d’école. Et puis il y a la forme, celle qui nous pète à la gueule aujourd’hui. Quand des socialistes éminents décident de faire campagne contre leur parti après un référendum interne d’une très grande qualité et d’une très grande exemplarité démocratique, ils ont alors fait exploser les digues de ce qui fait la règle commune d’un parti, à savoir que la minorité applique ce qu’à voulu la majorité. Je note d’ailleurs que le leader socialiste de l’époque le plus légitimiste et le plus réglo, pour ne pas dire le seul, aura été un certain Manuel Valls qui avait fait campagne pour le Non en interne et pour le Oui en externe. Il s’en est pris plein la gueule et pourtant son comportement n’était pas un comportement de « girouette » mais bien de responsable acceptant les règles du jeu qui font d’un parti un lieu de production de bien commun. A partir du moment où l’irresponsabilité l’a emporté alors, le PS comme instrument à produire de l’unité dans la diversité était mort. Et nous le payons toujours 9 ans après. Les frondeurs sont les dignes successeurs des Fabius et Emmanuelli d’alors et quand on pense que l’on peut se faire élire député d’une majorité présidentielle pour ensuite la saborder de l’intérieur en ne votant ni confiance ni budget, il ne faut pas s’étonner qu’ensuite les français aient un peu du mal à nous accorder de la crédibilité politique. Martine Aubry réclame du débat et trouve naturel le débat aujourd’hui. Permettez moi d’avoir quelques doutes sur le fait qu’elle aurait trouvé cela aussi naturel si elle avait été alors locataire de Matignon. Mais surtout Martine Aubry a été 4 ans premier secrétaire du PS et elle a mené 4 ou 5 conventions nationales sur le schéma du centralisme démocratique. Il n’y avait alors aucun mais alors aucun débat, en tout cas jusqu'aux primaires qui fut le cadre final du débat interdit auparavant. Il fallait voter pour ou pour et aucun amendement n’était soumis à délibération collective. Or le mot débat n'est pas tabou mais c’est bien de savoir comment on mène un débat et comment on le clôt. Qu’il y ait des débats au groupe socialiste cela me paraît normal comme dans tout groupe. Le groupe vient même d’imposer sa vision à l’exécutif sur la question des allocations familiales (position que je ne partage pas…) ! La question c’est qu’une fois tranché, il ne devrait y avoir qu’un seul vote. Quand une poignée de députés font ce qu’ils veulent à chaque vote important (Confiance, PLFSS, budget), quel sens y a t’il alors à rester membre de ce groupe ? Quel sens y a t’il à rester membre du PS ? Le parti auberge espagnole de 2005 avec sa synthèse du Mans annonçait le parti de l’auberge espagnole des frondeurs que l’on devrait d’ailleurs appeler les saboteurs. Ces postures et impostures socialistes de petits égos boursouflés pèseront très très lourd quand viendra l’heure de retourner devant les électeurs. Au delà des déceptions réelles et d’abord sur la question du chômage, les français auront beau jeu de dire aux députés dans leurs circonscriptions : mais que faites vous donc sous la même étiquette ?? Et surtout ces irresponsables auront réussi l’exploit de nous faire reculer de beaucoup de cases dans l’esprit des français en nous conformant avec délectation au procès historique en légitimité que nous a toujours fait la droite dans le rapport au pouvoir. La droite a longtemps réussi à cantonner la gauche dans l’imaginaire des français comme une bande qui serait incapable de gouverner, de diriger et de prendre des décisions. Force est de constater que nos adolescents attardés se sont complus à rendre crédible et lisible cette caricature qui nous colle tant à la peau.

La schizophrénie so french

Ce qui est fascinant dans la gauche française c’est sa schizophrénie totale dans son rapport au pouvoir. En réalité il y a bien 2 gauches. Deux gauches qui n’ont plus rien à voir avec les 2 gauches des années 70. Il y a une première gauche qui accepte de se frotter aux réalités politiques, culturelles, économiques et qui considère que le terrain de jeu pour changer les choses, pour réformer et pour agir, est celui du monde, de l’Europe, de l’Etat, de nos collectivités tels qu’ils se présentent et pas tels qu’on les rêverait. Et puis il y a une deuxième gauche qui adore se payer de mots pour s’inventer des mondes rêvés et pour refuser d’agir dans le cadre que nous connaissons, qui refuse de prendre des décisions qui pourraient avoir à troubler cet ordonnancement rêvé et idéologisé du monde. Ce rapport au pouvoir irrigue toute la gauche française dans son incapacité à appréhender le pouvoir d’Etat. Le drame de la gauche française étant d’ailleurs sa culture syndicale anarcho-révolutionnaire qui déteint depuis longtemps sur le politique. Cette culture de la lutte des classes, de l’affrontement stérile qu’incarne avec tant de médiocrité, de petitesse d’esprit et de limite intellectuelle le sinistre Gérard Filoche qui vient de démontrer que pour lui un bon patron était un patron mort !

Jusqu’ici les choses étaient d’ailleurs assez simples, il y avait la gauche de gouvernement soit le PS, le PRG, les écolos et le PCF d’un côté et de l’autre la gauche radicale qu’elle soit politique (l’arc en ciel du trotskysme) ou syndicale. Le problème c’est que la schizophrénie a gagné et depuis l’échec de la gauche plurielle en 2002, une part non négligeable de la gauche qui acceptait le pouvoir d’Etat s’est mise à s’en méfier aussi. Et cette culture de l’irresponsabilité a touché de plein fouet le PS avec ce discours lénifiant porté par Hamon et ses amis. Là où on touche à la schizophrénie la plus totale pour ces camarades c’est que les mêmes qui acceptent de se confronter au réel dans les collectivités locales gérées par la gauche (cela vaut pour le PCF, comme pour EELV et pour l’aile gauche du PS) n’acceptent plus les règles communes pour l’Etat. Or la question sensible du débat économique, c’est bien notre rapport à la dette et aux déficits. L’aile gauche continuant à croire que même avec un endettement record, nous pourrions continuer à distribuer de l’argent à crédit pour soi-disant alimenter la demande. D'ailleurs s’il y avait un problème de demande dans notre pays nous n’aurions pas une telle balance commerciale ! Or, ces tenants d’une vision laxiste sur le plan budgétaire, qu’ils soient écologistes, socialistes PLUS à gauche ou communistes n’ont pourtant pas de difficulté à gérer les contraintes budgétaires de collectivités locales où le déficit est tout simplement interdit. Certains libéraux ont théorisé le déficit public par l'étranglement des recettes (Thatcher, Reagan). D'autres libéraux prônent depuis longtemps une règle d’or budgétaire pour interdire les déficits (les démocrates chrétiens européens à l'Allemande). Or cette règle d’or existe déjà dans les collectivités et le paradoxe de la gauche française c’est que sa part schizophrène accepte encore de gouverner et de gérer là où pourtant les règles budgétaires sont les plus strictes et les plus rigoureuses. Comprenne qui pourra. Mais il est vrai que pour ces tenants de la rhétorique, si la politique du gouvernement est de la méchante Austérité, quand la Ville de Paris par exemple doit faire des coupes sombres tout azimuts pour combler la bagatelle de 400 millions d’euros, là même nos communistes sont prêts à suivre puisque dans ce cas il s’agit de gentille « sobriété » budgétaire. Et vive la Schizophrénie. Le socialisme pour les imbéciles ou la belle histoire racontée aux enfants.

La question du recrutement et de la formation de nos élites est posée

Notons que ceux qui ne cessent collectivement de brailler contre le libéralisme se sont vautrés depuis longtemps dans un individualisme narcissique que les réseaux sociaux ont largement accéléré. Ces petits egos boursouflés sont insupportables pour la majorité des élus et militants qui font leur boulot. Les militants, cadres et élus socialistes qui se coltinent la réalité n’en peuvent plus de voir la sphère médiatique accaparée par la parole socialiste de tous ces saboteurs qui pensent qu’en attirant les caméras en existant contre leur camps, ils feront avancer leur cause. En réalité ils font avancer leur petite notoriété mais cela doit leur suffire quand ils se regardent leur petit nombril en se levant le matin. Mais quel responsable socialiste peut considérer que ce bordel ambiant nous donnera une chance de faire réussir le quinquennat ? Quand on regarde le profil de la plupart de ces fouteurs de merde on se rend compte que nombre d’entre eux n’ont aucune assise locale, qu’ils ont été parachutés par pur copinage de courant, qu’un certain nombre d’entre eux ont grenouillé toute leur vie dans les officines politiques ou syndicales mais que bien peu d’entre eux ont déjà gouté à la vie normale d’un travail salarié.

Il fut un temps où le PS au pouvoir envoyait ses meilleurs membres de cabinet (l’élite rose) se frotter au suffrage universel, après le cabinet, ce qui était un schéma assez pénible en terme de jacobinisme politique. Dans les années 2000 et encore plus après 2008 ce n’est pas ses meilleurs haut fonctionnaires ou technocrates qu’il a envoyé se faire élire un peu partout, mais ses pires apparatchiks de courant, ceux qui ont appris à tricher dans les congrès, à verrouiller les organisations de jeunesse pour en faire des réinventions du centralisme démocratique. Tous ces gens peuvent produire du verbe, des postures et des sentences, mais sont parfaitement incapables d’émettre la moindre idée nouvelle, la moindre analyse qui s’inscrive dans le monde tel. Ils sont devenus par une espèce d’immense recul le creuset de toutes nos déviances et il n’est guère étonnant de les voir aujourd’hui se poser en gardiens d'une flamme éteinte depuis belle lurette et en fouteurs de merde au groupe socialiste à l’Assemblée. Foutre la merde est à peu près leur seul savoir faire politique. Quand dans 20 ans on se retournera pour savoir ce qu'ont produit comme idées, actions et réformes concrètes ces petits égos on sera stupéfait par le néant. Alors dans ce que sera le futur parti de la gauche de gouvernement, il faudra impérativement mettre fin à une pratique insupportable, celle du parachutage et nos élus «nationaux» devront s’être préalablement frotté aux suffrage universel au niveau local avant parce que la politique hors sol cela ne produit que de l’irresponsabilité généralisée. La médiocrité absolue de notre recrutement politique dans le monde clôt des professionnels de la politiques se paie aujourd’hui cash dans l’incapacité à gouverner notre pays. Je n’étais pas fan du recrutement purement ENA. Et je rejoins Jack Lang qui se demandait où était passé le sens de l'Etat. C’est peu dire que la sortie totalement irresponsable et d’une indécence qui n’a d’égal que le tweet de la veille de son compère Filoche, de Benoit Hamon sur la République signe le fiasco total de la promotion des dirigeants du MJS et plus largement des mouvements de jeunesse. Le MJS comme école des cadres du Parti vient de montrer son inanité total. Cela peut produire des adolescents immatures et attardés, en aucun cas des hommes d'Etat aptes à gouverner.

Pour finir, il se trouve que dans ce parti socialiste il y a encore de nombreux militants, de nombreux cadres et de nombreux élus qui continuent à vouloir soutenir notre action nationale comme notre action locale. Parce que si les apparatchiks de courant ne produisent rien de concret, il y a une kyrielle d'élus locaux qui eux savent produire du sens, du concret, du réel et de la réforme, tout comme le font les ministres responsables au gouvernement. Ils sont nombreux à avoir la lucidité de reconnaitre que la création d'emplois passent par l'entreprise et que la réduction du chômage ne saurait se réduire à des emplois aidés de court terme à la mode Aubry. A considérer que la politique de compétitivité du gouvernement est indispensable après 10 ans de désindustrialisation massive et que cette politique fait écho à tous les écosystèmes d’innovation et de création d’entreprises nouvelles mis en places dans nos régions, métropoles et villes socialistes. A trouver que la refondation de l’éducation nationale lancée par Vincent Peillon et poursuivie par Nadjat Belkacem peut s’appuyer sur des politiques locales innovantes dans les villes, départements, régions où nous avons construit des locaux scolaires et universitaires. A trouver que la transition énergétique appuyée par Ségolène Royal est un juste écho des plans climats et des politiques de transports publics menées par les villes, régions et départements de gauche. A considérer que la principale inégalité en France est le rapport au chômage et que nous ne ferons pas reculer le chômage sans favoriser les entreprises. A considérer que la réforme de l’Etat et des collectivités locales est une source de modernisation et de bonne gestion. A apprécier le changement de discours et de vision sur la question de l'immigration. A approuver les avancées en matière de société ou de République comme la fin du cumul des mandats et le mariage pour tous. A considérer que la politique de la ville menée par le gouvernement mais aussi par nos collectivités était un instrument essentiel pour la France du vivre ensemble. A considérer que l'Europe de Bruxelles n'est pas le diable que l'on agite pour faire peur, mais bien le cadre de la régulation au niveau européen. A considérer que cette politique est la seule que la gauche de pouvoir pouvait mener dans notre contexte et que l’alternative ne sera ni Mélenchon, Aubry, Batho, Hamon ou Montebourg, mais Marine Le Pen ou Sarkozy avec leurs visions et leurs obsessions.

Bref, en dépit de toutes les postures et les impostures de ceux qui pensent faire main basse sur le parti dans un prochain congrès, il existe encore des « socialistes » qui veulent réformer la France pour qu’elle soit plus forte, plus juste et plus ouverte dans le Monde, en Europe. Il y a encore des socialistes qui refusent la schizophrénie, les impostures, le masochisme et qui veulent avancer avec tous ceux qui sont en responsabilité, que ce soit au niveau local comme au niveau de l’Etat. Faire entrer la France dans le 21e siècle est une très belle mission et nous devons avoir de la fierté pour l’action écoulée comme pour la tâche qui nous reste à accomplir. Elle est immense et pas seulement jusqu’en 2017. Soyons à la hauteur de ce qu’ont voulut les français en 2012. Que ceux qui veulent nous rabaisser en permanence se regroupent ailleurs, aillent jouer dans le bac à sable avec Mélenchon, mais qu’ils cessent cette pollution médiatique, ce sabordage systématique et ce sabotage suicidaire. Alors oui soyons fiers d'être des socialistes en action jusqu'en 2017.

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