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  • : Bonjour et bienvenue ! Ce blog est mon espace d'expression et d'échange politique. Il me permet de rendre des comptes sur mon mandat de conseiller de Paris et d'adjoint au maire de Paris chargé de la vie étudiante, mais également de commenter notre actualité politique nationale et parisienne. N'hésitez pas à réagir et à participer !
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 08:30
Bonjour, 

La soirée d'ouverture du festival artistique étudiant s'est déroulée mercredi 3 au théatre Silvia Montfort en présence de Jean-Michel Ribes, Anne Hidalgo et Bruno Julliard. Le Lauréat Paris Jeunes Talents 2009 You and You a ouvert le bal. 
Alors profitez de ces 15 jours de spectacles toutes catégories pour le meilleure de la production et de la création étudiante dans les plus beaux endroits de Paris. A votre programme. link 
Par Didier Guillot - Publié dans : Vie étudiante
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 08:24
Paris, le 14 décembre 2009









Madame, Monsieur, 


J’ai bien reçu vos courriers relatifs à la vidéo-protection et je vous prie de bien vouloir m’excuser de n’y avoir pas répondu plus tôt. Je vais essayer de répondre le plus sincèrement et de la façon la plus complète possible. 

1° Le rapport de la gauche au droit à la sécurité. 

Je veux d’emblée affirmer ici que la notion de sûreté fait pour moi partie des droits de l’homme. Cela figure au cœur de l’article 2 de la déclaration de 1789 et de l’article 3 de celle de 1948. Le droit à la sécurité fait partie aussi des libertés individuelles. J’ai toujours vécu dans des villes et quartiers « populaires » où la question de l’insécurité n’était pas un fantasme mais bien une réalité quotidienne. Réalité que j’ai affrontée directement au cours de ces années. J’ai connu personnellement des violences, incivilités, dégradations et agressions qui peuvent marquer profondément le ressenti et la vie d’un très grand nombre d’individus. Mon vécu personnel m’a sans aucun doute amené une certaine sensibilité en la matière. Sensibilité personnelle qui s’ajoute à une réelle sensibilité politique. Je me suis engagé politiquement très tôt dans une ville de l’est lyonnais où le FN a obtenu des scores allant de 24% à 42% de 1984 à 1995. Et depuis le moment où je me suis engagé politiquement, j’ai toujours été heurté par l’incapacité profonde d’une part non négligeable de la gauche politique et associative à appréhender les questions de sécurité et donc de dignité de la personne, autrement que sur un registre de l’excuse pour les auteurs de crimes et délits, et du déni pour les victimes. De plus la question de l’insécurité est au cœur des inégalités sociales parce qu’elle touche d’abord des publics plus fragilisés et précarisés (jeunes dans les collèges ou lycées difficiles, femmes, personnes âgées, habitants des cités les plus dégradées et qui n’ont pas le choix…). Cette faute politique grave a permis pendant des années au FN de prospérer là où le PS et le PC auraient dû sociologiquement dominer de manière écrasante. Cette faute politique a conduit le FN à prendre un nombre conséquent de voix au PCF et à éliminer le PS lors d’un premier tour d’une élection présidentielle. Cette faute politique a permis à la droite de gouverner la France en 2002 puis en 2007 alors qu’elle portait un projet de régression sociale majeure et ce avec l’appui d’une part beaucoup trop importante de l’électorat populaire. Je vis dans le 18eme arrondissement depuis 1990, avec des intermèdes à St Ouen et Montrouge, et cet arrondissement a connu dans les années 80 et au début des années 90 des scores très importants pour l’extrême droite et la droite populiste, au détriment de la gauche. 


Depuis la moitié des années 90, la gauche a gagné à peu près toute les élections locales comme nationales et je pense sincèrement que cela tient en grande partie au fait que ses représentants, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant, Christophe Caresche, Annick Lepetit et l’immense majorité des élus de gauche ont su tenir un discours de vérité, de fermeté et de compréhension sur les questions de sécurité qui ont occupé une part très importante des réunions de quartiers tout au long de ces années. 

2° Le rapport aux libertés. 

Les citoyens parisiens comme les autres ont appris depuis longtemps à vivre sous l’œil des caméras. Quand ils vont dans une banque, chez le fleuriste, au supermarché du coin, au restaurant, au cinéma, dans leurs services publics, à la Poste, et même quand ils veulent aller à une conférence au siège de la ligue de droits de l’Homme dans le 18eme, ils le font sous l’œil de caméras de vidéo-protection. Vous n’êtes pas sans savoir que les banques sont d’ailleurs autorisées à installer des caméras allant même jusqu’à la voie publique se trouvant devant leurs établissements. Nous sommes tous des clients captifs de ces lieux sous vidéo-protection à caractère privé. Ces systèmes sont encadrés par la loi de 1995. Les citoyens qui ne peuvent échapper à ces multiples caméras voient-ils leurs libertés alors menacées ? Je ne le pense pas. Je crains qu’en matière de garanties (durée de vie et utilisation des images…), ces systèmes privés soient d’ailleurs moins fiables et moins contrôlés que les caméras qui seront mises sur la voie publique dans le cadre du plan dit des «1000 caméras». D’ailleurs c’est bien parce que la Ville de Paris a pris la responsabilité d’entrer dans un partenariat avec la Préfecture de Police sur cette question que nous avons pu imposer une discussion avec les maires d’arrondissement sur les lieux d’implantation de ces caméras, ainsi qu’une charte de déontologie très stricte le tout sous le regard et le contrôle d’un haut magistrat, Roland Kessous, figure éminente de la LDH, qui a été choisi par le Maire de Paris. 

3 ° Le choix de la vidéo-protection. 

Les caméras sont-elles fiables ou non ? Le discours classique consistant à dénier leur efficacité est d’abord une posture idéologique avant d’être une vérité scientifique. L’efficacité des caméras dépend essentiellement de la façon dont elles sont utilisées et connectées à des forces de sécurité active. En tout cas, elles ont montré une très grande efficacité sur le réseau bus, RER et métro de la RATP puisque les faits de violence ont chuté de près de 80% alors même que nous étions là dans un lieu de très forte concentration des atteintes aux personnes. Cette efficacité est liée à une très bonne articulation avec la Police des transports qui avait été mise en place par Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant. Les systèmes de vidéo-protection ont montré leur efficacité dans le traitement des phénomènes du hooliganisme au Parc des Princes (phénomène d’ailleurs qui a été totalement éradiqué en Grande Bretagne par cette méthode alors même que c’était le pays le plus touché par ce fléau). Elles ont montré leur efficacité dans l’élucidation d’un certain nombre de faits. Par exemple, il y a quelques semaines un journaliste a été lynché à coups de marteaux sous le regard des badeaux lors d’une manifestation qui n’aurait jamais dû avoir lieu en plein cœur de Paris. Il ne m’est absolument pas indifférent que les auteurs de tels actes barbares aient pu être confondus et arrêtés grâce aux moyens de vidéo-protection. Je ne crois pas que l’usage de la vidéo-protection soit la recette miracle et unique. Je pense même qu’aujourd’hui le gouvernement est dans une fuite en avant présentant cet outil comme la nouvelle recette miracle alors même qu’il a échoué en grande partie sur les questions de sécurité. Ce gouvernement a d’ailleurs échoué parce qu’il a commencé à faire de l’idéologie stupide en démantelant la police de proximité qui n’aura jamais eu l’occasion de véritablement faire ses preuves. Pour autant, l’utilisation des moyens de vidéo-protection sera assurément un moyen qui viendra en plus des moyens de la police comme ceux de la justice pour améliorer la performance en matière de sécurité. Pour ce qui est des analyses et des articles consacrés à cette question, je regrette sincèrement que les rapports et contre rapports soient tous marqués par un présupposé idéologique très fort qui en amenuise la crédibilité dans un sens comme dans l’autre. 

4° La question de la démocratie et des moyens. 

Le plan de vidéo-protection ne peut pas être une surprise pour les parisiens. Bertrand Delanoë s’était engagé sur cette question dans son programme qui a reçu l’assentiment de 43% des parisiens au premier tour et de 57% au second. Pour ce qui est des moyens, l’engagement de la Ville de Paris reste très modeste puisque elle va y consacrer la somme de 5 millions d’euros par an. Modique au regard du financement par la Ville de Paris de la Préfecture de Police à hauteur de près de 700 millions d’euros par an dans le cadre du budget spécial de la Préfecture de Police. Ces crédits sont d’abord absorbés par les missions de police municipale (Agents de Surveillance de Paris) et par le financement de la Brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP). Mais ces 5 millions d’euros sont aussi très modestes au regard des plus de 200 millions d’euros que la Ville et le Département de Paris consacrent à toutes les politiques publiques de prévention et qui sont gérés par ma collègue Myriam El Khomri, élue du 18ème. Ces crédits ont d’ailleurs augmenté de près de 70% lors de la première mandature de Bertrand Delanoë. Opposer les crédits de « prévention » qui seraient « politiquement corrects » aux crédits de répression qui seraient une atteinte aux libertés me parait une vision très réductrice. Les deux marchent ensemble et pas une seule collectivité locale responsable ne peut le nier, même si la prévention reste justement la compétence première des collectivités locales. La Ville de Paris pourraient consacrer 2 milliards d’euros aux crédits de prévention, il y aurait toujours des actes de délinquance et donc la nécessité de les voir traités a posteriori. Il est de bon ton de s’interroger sur l’efficacité supposée de la vidéo-protection. Il n’y a pas le même élan pour évaluer et mesurer l’efficacité réelle des crédits dédiés aux dépenses dites de prévention. Combien de jeunes ne commettent pas d’actes de délinquance grâce au travail des éducateurs, voilà une évaluation particulièrement compliquée à opérer et qui mériterait la même attention et la même exigence ! Ce serait d’ailleurs d’autant plus compliqué à évaluer que les missions des éducateurs ne s’arrêtent pas à la prévention de la délinquance. Les 300 éducateurs parisiens travaillent sur tous les aspects de la marginalisation des jeunes : santé, insertion, loisirs, violences intrafamiliales. 
Je ne veux pas là remettre en cause la nécessité de cette dépense publique, loin s’en faut, mais j’aimerais que ceux qui souhaitent analyser l’efficacité des moyens dédiés à la répression de la délinquance aient la même rigueur scientifique sur l’efficacité réelle des crédits dédiés à la prévention. En tout cas la part de l’engagement de la Ville de Paris dans le plan de vidéo-protection est dérisoire au regard des crédits dédiés à la prévention et aux moyens de sécurité (ASP, Pompiers…). 5 millions d’euros d’un côté, près d’un milliard d’euros de l’autre… Tellement dérisoire que je trouve la mobilisation de nombreuses associations sur la question de la vidéo-protection disproportionnée au regard de la politique menée par la Ville et le département de Paris. 1500 collectivités se dotent de moyens de vidéo-protection, à travers toute la France et sur tout l’échiquier politique. Combien consacrent des budgets aussi conséquents que la Ville de Paris à l’action sociale et à la prévention ? J’ai d’ailleurs évoqué les crédits liés à la prévention, mais je pourrais élargir le propos. Sachez que la Ville de Paris va consacrer pour la première fois de son histoire 2 milliards d’euros aux dépenses de solidarité. Vous conviendrez que cela permet de relativiser l’importance de la dépense incriminée. 




Voilà toutes les raisons qui m’amènent à soutenir sans la moindre réserve le plan dit des « 1000 caméras » à Paris. Je suis par ailleurs parfaitement disposé à participer à tout débat contradictoire sur ces questions car, vous l’aurez compris, j’assume sans le moindre état d’âme ce choix politique. Je serai étonné si j’avais là réussi à vous convaincre. Mais j’espère au moins que j’aurais réussi à vous faire partager la sincérité de mes convictions sur un sujet difficile. Cela n’enlève rien d’ailleurs au profond respect que je porte à vos actions, au plaisir immense que j’ai à lire vos publications de très grande qualité et au fait que je partage bien d’autres combats qui sont les vôtres, en particulier sur la question du rapport aux étrangers. 







Cordialement,




Didier Guillot
Par Didier Guillot - Publié dans : 18ème arrondissement
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 08:23
Invite aux adhérents de JBC du 18ème à participer à la campagne des régionales

Gagnons les régionales

Nous entrons dans une campagne électorale. Je veux ici redonner l'enjeu de ce scrutin car nous aurons besoin de votre mobilisation, de votre implication pour réussir cette campagne et faire élire notre excellent candidat, Jean-Philippe Daviaud. 

L'enjeu national. 
Il est simple : battre l'UMP et encore battre l'UMP. Mais cela ne suffit pas. Cette élection sera le dernier scrutin totalement national avant le grand rendez-vous de 2012. C'est donc la dernière occasion de battre le gouvernement UMP. Or la barre sera haute. Haute au premier tour. Lors des européennes, l'UMP a fait 27% des voix et même si la gauche arrivait presque à faire 50% des voix, le fait que le PS soit loin derrière lui a permis d'apparaître comme le vainqueur en trompe l'oeil de ce scrutin. Quel autre parti que le PS peut atteindre et dépasser les 27% dans un scrutin et donc affaiblir réellement l'UMP dès le premier tour. Ce sera bien l'enjeu et il faut vraiment que les électeurs de gauche, y compris les militants du PS qui se sont fait plaisir lors des élections européennes comprennent qu'un PS faible en mars prochain, ce sera une gauche faible et l'incapacité à créer les conditions de l'alternance en 2012. Qui peut croire que Nicolas Sarkozy pourrait être battu par Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Georges Buffet ou Olivier Besancenot ? Le PS devra réussir les primaires pour faire émerger le ou la bonne candidates mais il ne pourra rien réussir du tout s'il ressort du scrutin de mars essoré comme en juin. 
Par rapport aux petits calculs dont sont friands tant de cadres intermédiaires de notre parti, aucun candidat à la candidature pour le PS n'aura la force à lui tout seul d'emporter l'adhésion si le PS lui même sort affaibli de ce scrutin. Bref, aucun(e) candidat à la candidature potentielle ne doit penser son destin sur une nouvelle défaite de notre parti. 

L'enjeu régional.
Il y a bien un enjeu régional en Ile-de-France. Jean-Paul Huchon n'a pas le charisme de Bertrand Delanoë, de Ségolène Royal ou de Martine Aubry. Cela ne fait aucun doute. Et alors ? Il a assurément su mener une politique de gauche à l'échelle de la région en redonnant une priorité absolue au développement de transports en commun, en particulier les tramways et bus en site propre. La région a su travaillé avec les élus de tout bord et être un lieu d'innovation et de politique écologique. Le projet de Grand Paris mené par le gouvernement est une régression majeure et le retour à un technocratisme froid, aveugle et qui relève du caprice comme nous n'en avions pas connu depuis les années 60. Le projet de la droite c'est de faire main basse sur le magot de la région et du STIF pour créer des dizaines de km de métro en plein milieu des champs de betterave pour relier des pôles économiques dont la plupart n'existe même pas encore. Les villes nouvelles n'ont pas toutes été un succès. Mais là c'est le pire de ce qui peut s'inventer quand on connait en plus les besoins des franciliens là où ils vivent aujourd'hui, là où ils travaillent aujourd'hui, là où ils étudient aujourd'hui, là où ils consomment aujourd'hui. Alors oui la vision et le projet régional de Jean-Paul Huchon et de ses colistiers est bien d'être au service d'abord des franciliens pour améliorer leur vie quotidienne avec des lycées de qualité, des logements décents, des transports efficients et modernes et des dépenses d'avenir en matière d'enseignement, d'innovation et de recherche. 
Bref si nous passons 3 jours à nous chamailler au soir du 1er tour sur les conditions de fusion entre des listes nombreuses et faibles (genre européennes...), ce sera Valérie Pécresse et Christian Blanc qui seront aux manettes le 21 mars. Là encore sans être "hégémonique" le PS doit être le lead dans cette élection et dans cette région. 

L'enjeu parisien.
Le programme municipal sur lequel nous avons été élu et qui a été validé par les parisiens est difficile à mettre en scène en raison de la situation économique et financière et tout particulièrement en raison des manques à gagner de l'Etat (plus de 300 millions d'euros pour Paris, plus de 500 pour le département de la Seine St Denis !). Si nous perdons la région, ce sera de très nombreux financements qui tomberont. La première victime pourrait d'ailleurs être le tramway des maréchaux financés exclusivement par la région et la Ville de Paris. Tramway qui doit arriver à la porte de la chapelle en 2012 dans le 18e. Le gouvernement mène une guerre d'une violence rare pour affaiblir le pouvoir de la gauche en Ile-de-France et à Paris. Le moindre affaiblissement de nos positions sera alors une avancée pour le gouvernement. Par ailleurs il y a un enjeu sur ce que sera la gouvernance de Paris, y compris à gauche. J'invite ceux qui se sentent attirés par la nouveauté que représente Europe Ecologie a venir assister à un conseil de Paris pour mesurer l'impact qu'aurait un triomphe nouveau d'Europe écologie à Paris sur la politique de harcèlement de nos partenaires verts au Conseil de Paris. Mais au delà si l'on souhaite que le prochain maire de Paris qui succèdera à Bertrand Delanoë soit une ou un socialiste, alors le PS parisien doit retrouver dès maintenant le leadership de la gauche. Là il s'agit d'une élection locale qui aura un impact réel sur les rapports de force locaux. 

L'enjeu 18e.
Là les choses sont simples : il n'y aura sans doute que Jean-Philippe Daviaud qui sera le candidat éligible du 18e. Il est éligible mais il faut tout de même gagner l'élection au second tour évidemment mais aussi arriver en tête de la gauche au premier tour. Le PS parisien a fait le choix de soutenir un candidat qui se présente pour la première fois à une élection et qui n'a aucun mandat. Cela correspond exactement à ce que nous avons toujours défendu fortement dans cette section et en plus il s'agit du principal animateur de cette section. Il s'agit d'ailleurs aussi de réparer là une grande injustice puisque Jean-Philippe Daviaud avait été écarté des listes aux élections municipales pour une raison qui n'a jamais été raisonnée d'ailleurs...

Pour toutes ces raisons, je vous invite non seulement à voter et à faire voter PS autour de vous, mais de surcroit à vous mobiliser davantage dans la campagne de proximité que nous ménerons autour de Jean-Philippe. Le PS n'a pas de poids dans les médias comme nous le rappelle si souvent notre camarade Hubert Neveu. Il dispose d'un réseau de militants actifs et c'est ce réseau qui doit aujourd'hui jouer tout son rôle pour apparaître comme ce qu'il est : le meilleur contrepoison et le meilleur contrepouvoir à la main mise de l'Etat UMP sur les médias. 

J'ait été très long (mais cela faisait longtemps non ?) alors je vais finir de façon courte : il ne reste que 7 semaines pour se mobiliser et 7 semaines cela va passer très vite. A très bientôt sur les marchés, métros, dans les boitages, les pieds d'immeubles et les cafés-débats. Amitiés socialistes. 
Par Didier Guillot - Publié dans : 18ème arrondissement
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 08:21
Nicolas Sarkozy a lancé la réforme territoriale à marche forcée, comme il l’a fait pour le Grand Paris. Dans un cas comme dans l’autre nous pouvons déjà reconnaître une chose : ces 2 monstres politico-juridiques ne sortent que des élucubrations de notre hyper-président. Même le rapport Balladur est oublié et il n’existe nulle trace dans aucun rapport, essai ou thèse politique pour envisager ces 2 absurdités. Il y a un second trait commun entre ces 2 projets de loi : la volonté et même l’obsession de mettre sous tutelle les 2 principales collectivités locales qui sont ancrées à gauche : Paris et la Région Ile-de-France. 

Pour ce qui est de la réforme territoriale, le postulat de départ posé par le gouvernement est le suivant : les élus sont trop nombreux, inefficaces et ils coûtent cher à la République. 


Petit rappel numérique : 

Il y a 1154 conseillers régionaux (soit très précisément 2 conseillers régionaux pour un député). 
Il y a 3978 conseillers généraux soit un total d’un peu plus de 5000 conseillers généraux et régionaux. 
Il y a 375000 conseillers municipaux. 

Les conseillers territoriaux créés par la loi seront près de 3000 et seront à la fois conseillers généraux et conseillers régionaux. 



Trop nombreux ?

Première bizarrerie : le postulat selon lequel il y aurait trop d’élus s’applique aux 5000 conseillers régionaux et généraux mais la réforme territoriale ne s’attaque en rien au nombre impressionnant de conseillers municipaux. Etonnant non ? Pas tant que cela quand on sait que 96% d’entre eux sont élus dans des communes de moins de 3500 habitants et assurent ainsi la surreprésentation scandaleuse de la droite rurale chez les grands électeurs sénatoriaux. Jamais la gauche n’a été autant majoritaire dans les exécutifs régionaux, départementaux et dans les villes et grandes villes et pourtant ces poussées successives de la gauche aux élections locales ne se sont traduites que par des petits rééquilibrages au sénat. Mais à force de rééquilibrages, l’impossible, l’inimaginable, l’horreur démocratique pourrait bien arriver : le sénat pourrait enfin basculer à gauche. Cela peut se concrétiser en 2011 ou au plus tard en 2014. D’où l’urgence à stopper cette dérive insupportable de la république locale. Cette dernière qui était tant louée sous l’ère Raffarin devait être le gage de la sagesse et du bon sens. Le verrou du sénat risquant de sauter, il était temps de stopper la fuite et de s’en prendre d’abord à la catégorie d’élus locaux infestée d’un mal rongeant tous les membres de la démocratie locale : la gauche. 

Trop chers ?

Deuxième bizarrerie : le coût insupportable des élus. A ce point là ? C’est vrai que les fameux 5000 élus départementaux coûtent à la république la bagatelle de 220 millions d’euros. Chiffre énorme. C’est à peu près 0,5% du budget de ces collectivités. A comparer aux 110 millions d’euros que coûte Un seul élu : le Président de la République. Elu dont les dépenses ont flambé en 2 ans après deux mandats chiraquiens eux même très inflationnistes. Nicolas Sarkozy veut donc pouvoir dire qu’il coûte aussi cher à lui tout seul que l’ensemble des conseillers régionaux et généraux. Et pour cela il faut donc diviser le chiffre par deux. C’est fait avec la création du conseiller territorial. 

Est-ce qu’un seul président de conseil général ou régional s’est octroyé une hausse de son indemnité de 172% ? Sarkozy lui n’a pas hésité. 

Est-ce qu’une seule région ou un seul département s’est autorisé à augmenter les frais de réception et ses dépenses de fonctionnement de 51% en 2 ans ??? Sarkozy lui n’a pas hésité pour l’Elysée. 

Trop de compétences ?

Cela n’a posé aucune difficulté à notre président qui lui s’en prend ouvertement aux collectivités locales en général et à celles de gauche en particulier. 
Tous les mouvements de décentralisation se sont accompagnés de redéfinitions de compétences et de transferts de compétences. Là, il n’est question que de supprimer la clause de compétence générale pour les régions et les départements mais pas de redéfinir clairement de nouveaux transferts. La loi ne traite d’ailleurs absolument pas des doublons entre administrations nationales déconcentrées et administrations locales. Or les différentes lois de décentralisation ont laissé des scories en la matière et c’est encore là que réside la mauvaise gestion à proprement parler de la dépense publique. 

Mais la fin de la clause de compétence générale sera surtout la fin de nombreuses politiques innovantes, originales et dans des champs tirant vers le haut le monde économique, intellectutel et le monde associatif. Quand la loi entrera en vigueur, les régions et départements seront-ils alors sommés de couper les vivres à toutes les associations et organismes pilotes de ces compétences particulières. De ce point de vue le programme de Valérie Pécresse et de sa cohorte de ministres est une escroquerie absolue car il présente moults objectifs dans des domaines de compétences que la loi en passe d’être votée par les mêmes ministres va supprimer. Dans le domaine cher à Valérie Pécresse, celui de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, qui prendra le relais quand les départements et régions seront obligés de mettre fin à des politiques très volontaristes ? Ce ne sont pas les quelques millions des intérêts récupérés dans le cadre du Plan Campus qui feront l’affaire. Mais je pourrais parler également logement, santé, solidarités internationales, culture, tiers secteur… 

Trop de déficits ? 

Par ailleurs postuler que les collectivités locales participent du déficit public est un scandale absolu : les collectivités locales peuvent s’endetter pour investir. Ces emprunts sont d’ailleurs toujours des emprunts sur des courtes périodes et se cumulent donc assez rarement dans le temps. Les collectivités ne peuvent en aucun cas présenter des budgets en déficit en matière de fonctionnement (subventions + fonctionnement + aides sociales obligatoires + salaires). Le niveau faramineux de l’endettement dans lequel nous sommes provient de l’Etat et uniquement de l’Etat. D’ailleurs le président et le gouvernement ne cessent de montrer du doigt les collectivités locales de gauche sur le mode : regardez ces salauds qui n’ont eu de cesse d’augmenter les impôts. Mais ces collectivités sont juste obligées d’augmenter les impôts au vu de l’explosion des dépenses obligatoires (RMI, APE, RSA…) et des transferts non compensés. Or, si l’Etat avait l’obligation de l’équilibre comme les collectivités territoriales, il aurait été obligé d’augmenter les impôts de manière très salée pour couvrir l’explosion des déficits. Le déficit n’est pas que le fait de l’explosion des dépenses, il est d’abord le fruit du choix idéologique de la baisse de l’impôt sur les revenus les plus élevés. Mais cette politique héritée de l’école de Chicago et appliquée d’abord par Reagan et Thatcher a ses limites temporelles. Les baisses d’impôts d’aujourd’hui seront prises en charge par les générations futures qui paieront la dette un jour. Le gap est tel qu’il est très probable que ce moment arrivera au lendemain de 2012 et ce quel que soit le futur locataire de l’Elysée. 

La fin de la contractualisation

L’Etat, malgré le traitement de cheval (la RGPP) infligé par le non recrutement dans la fonction publique, reste un Etat qui ne produit plus que du fonctionnement. Le gouvernement vient de lancer le grand emprunt en justifiant justement de la nécessité d’opérer des dépenses dites d’investissement, des dépenses d’avenir. Or, il y a quelques années que les collectivités locales ont pris le relais de l’Etat en matière d’investissement public puisque 74% de celui-ci est justement opéré par les collectivités locales. Le grand emprunt est donc un contresens puisque dans le même temps le gouvernement mène une guerre délirante aux collectivités locales. 

Mais la loi sur la réforme territoriale marque une autre réalité de ce gouvernement : son incapacité justement à s’appuyer sur les collectivités locales pour mener des politiques d’avenir ambitieuses. La belle idée qui accompagnait les lois de décentralisation fut la contractualisation entre l’Etat et les Régions, en particulier en matière de dépenses d’infrastructures (routes, rail, transports, universités, pôles de compétitivité). Cette contractualisation est au point mort. Au lieu de se mettre autour d’une table Etat – Collectivités comme cela a toujours existé depuis 20 ans, Sarkozy préfère sortir les révolvers et tirer sur tout ce qui bouge. Tout cela sans aucune anticipation, imagination, audace ou alternative. Le bilan de l’ère Sarkozy de ce point de vue sera une catastrophe totale. Que de retards pris par ces réformes brouillonnes, brutales et inconséquentes. 

Trop de dépenses ?

Pour ce qui est des économies, je n’ai toujours pas compris quelle économie la réforme territoriale permettra d’opérer. Je vois en revanche une petite dépense nouvelle au passage : si le nombre de conseillers généraux va effectivement diminuer de près de moitié, celui des conseillers régionaux va être multiplié par 2,5. Pour donner un exemple concret : il y a 209 conseillers régionaux en Ile-de-France. L’hémicycle actuel, fort moderne sera totalement incapable d’accueillir les plus de 500 conseillers territoriaux que créera la loi. Il faudra donc ainsi reconstruire la totalité des Hôtels de Régions. Quand à leurs dépenses individuelles, l’addition ne serait-ce que kilométrique s’annonce salée puisque ce sont les conseillers régionaux qui effectuent le plus de déplacements (qui peuvent être de plusieurs centaines de kilomètres dans les grandes régions) dans le cadre de leur mandat et que leur nombre va être multiplié par 2,5 !

Trop de cantons ? 

Le mode de scrutin permettra certes de mettre fin sur le papier aux différences scandaleuses de taille des actuels cantons, mais un redécoupage de 2500 cantons par le secrétaire national de l’UMP aux élections et accessoirement ministre ne peut que faire peur vu le précédent sur les législatives. La parité avait trouvé un bastion d’avant garde avec les hémicycles régionaux (52/48). Elle va faire un grand bond en arrière. 

Ceci-écrit, je dois tout de même avouer qu’à titre personnel j’ai une nette préférence pour un élu local qui doit des comptes à ses électeurs dans le cadre d’une circonscription électorale plutôt que ces élus désignés par leur chefaillons de courants lors des scrutins proportionnels. Cela donnera leur chance à des élus qui ne sont pas des aficionados de l’appareil mais qui ont un vrai rapport au terrain et aux citoyens au travers d’engagements locaux. 

Scrutin majoritaire pourquoi pas, mais à un seul tour c’est du jamais vu en France. Cela à toutes les chances d’être heureusement inconstitutionnel comme l’a démontré Guy Carcassonne. L’histoire des modes de scrutins et des découpages est celle des avantages comparatifs électoraux supposés par le pouvoir en place. Mais jamais un mode de scrutin, depuis les apparentements de 1951, n’avait été à ce point imaginé pour le bénéfice d’un seul parti, fut-il parfaitement minoritaire. Si Nicolas Sarkozy gagne à nouveau en 2012 et que cette Loi entre réellement en application, elle pourrait cependant avoir pour effet collatéral intéressant d’obliger à la création d’un grand parti de la gauche, de toute la gauche, sous peine de la voir rayée de la carte départementale et régionale ! 

Trop d’échelons ? 

Cette loi devait simplifier la donne, elle va pourtant créer un nouvel échelon avec la création des « métropoles ». Il convient de remarquer là que ce qui vaut pour Lyon, Bordeaux ou Montpellier ne saurait trouver écho en Ile-de-France. Les élus franciliens ont eux mêmes initié une démarche métropolitaine en Ile-de-France avec la création du syndicat « Paris Métropole ». Pour l’Ile-de-France l’intercommunalité n’est guère encouragée par la loi et on se retrouve avec une usine à gaz baptisée « Société du Grand Paris » dans laquelle les collectivités locales se retrouvent juste à la portion congrue comme ce fut le cas pendant des décennies avec le STIF. La conquête du STIF par la région était une conquête de longue date. L’Ile-de-France de droite (Michel Giraud) comme l’Ile-de-France de gauche (Huchon premier mandat) se sont battus pour l’obtenir. Nous retournons avec le SGP à l’ère préhistorique du contrôle étatique sur la région capitale. Alors encore un effort Messieurs Blanc et Sarkozy et allez donc au bout de votre fantastique régression technocratique et bureaucratique : faites revenir Paris à l’ère préfectorale comme avant 1977. Le pouvoir central a longtemps été tétanisé par le souvenir du Paris qui se soulève (3 glorieuses, 1848, commune de Paris…) et il a longtemps été terrorisé à l’idée que le Maire de Paris puisse être communiste (rappelons d’ailleurs qu’il s’en est fallu d’à peine 1000 voix à l’échelle de Paris pour qu’il en soit ainsi en 1977 avec sur les 8 arrondissements de gauche, 7 avec tête de liste PCF). Qui aurait pu croire que le sémillant Nicolas Sarkozy soit à ce point tétanisé par le fait que Paris et la région Ile-de-France soient effectivement gérés par la gauche avec en trait d’union un syndicat de communes très consensuel. Delanoë-Huchon-Hidalgo et les 5 présidents de conseils généraux de gauche seraient-ils de dangereux révolutionnaires ? 

Vous aurez donc compris à quel point cette nouvelle loi de circonstance est une loi de véritable régression démocratique et puisque nous allons aborder bientôt la phase de notre projet, j’espère que nous serons en mesure de proposer aux Français une véritable réforme institutionnelle qui comprendra un Acte III de la décentralisation, et la question des compétences devra alors aussi être abordée de façon beaucoup plus subtile et intelligente qu’à la sauce Sarkozy. Mais nous devons être inventifs car il faudra faire voter cette loi en 2012 pour que cette absurdité démocratique n’entre jamais en application en 2014. 
Par Didier Guillot - Publié dans : Débat politique
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 19:11

Dans quelques jours, les militants socialistes auront à se prononcer sur les listes européennes concoctées par le Conseil National du PS réuni samedi dernier. Nous pouvons nous réjouir de voir les socialistes « unis » sur la question européenne. Unis sur un texte européen du PSE, le Manifesto (ce qui n’était pas gagné vu la condescendance de certains de nos dirigeants socialistes à l'égard des autres partis « impurs idéologiquement »), sur un texte français et sur des listes. Bravo Martine ! Bravo pour avoir également su imposer quelques nouvelles règles et en particulier la question du non cumul des mandats.

Pour autant, pouvons-nous être pleinement satisfaits d'un tel résultat ? Pour ma part, et ce n'est pas nouveau, je ne peux plus cautionner les méthodes d'appareil qui, par des dosages subtils et une alchimie que peu maîtrisent dans ce parti, finissent par des compromis boiteux. Ce qui est en cause ici, c'est d'une part la façon dont on considère au Parti Socialiste que chaque scrutin à la proportionnelle doit être la chasse gardée des courants et des écuries, et d’autre part la façon dont ces mêmes courants sélectionnent leur propre élite. Jamais notre parti n'avait à ce point sombré dans la logique clanique, qui veut que guère plus d'une quinzaine de responsables politiques ont droit de vie ou de mort électorale sur l'ensemble des talents que comptent notre parti. Ce fut le cas pour la composition des instances nationales. C'est le cas aujourd'hui pour les listes européennes.

Et ce n'est d'ailleurs pas nouveau. En 1994, j'ai quitté le « courant rocardien », dont j’étais membre, le jour où 4 personnes avaient décidé que Gérard Fuchs et Jean-Pierre Cot devaient quitter le Parlement Européen. Soit les 2 meilleurs députés que comptait la délégation socialiste à Strasbourg. En 2004, il y eut l’épisode Olivier Duhamel. Au Parti Socialiste, un député européen n'est jamais reconnu pour son travail mais uniquement en raison de ses « bons » choix au dernier Congrès. Gare aux erreurs d'aiguillages ! Il faut être très proche de l'apparatchik en chef de son courant si l’on veut avoir une chance d'être reconduit.

C'est ainsi que dans les listes qui nous sont proposées, Gilles Savary, Bernard Soulage, ou encore Marie-Noëlle Lieneman sont passés par pertes et profits. Et ils ne sont pas les seuls. Je suis pour une fois d'accord avec Gérard Collomb, ce scrutin semble réservé aux bétonneurs d'appareil qui sont incapables de se faire élire au suffrage universel uninominal direct. Cette division des tâches n'est plus compréhensible.

Au-delà de cette méthode, je ne comprends pas pourquoi les élections européennes sont les seules où les militants ne désignent pas leurs candidats en deux temps dans leur circonscription électorale. Il y a des circonscriptions pour rapprocher les députés européens des électeurs et ce n’est donc plus un vote totalement national. Les militants sont jugés aptes à désigner la tête de liste puis la liste aux élections municipales. Ils sont tout aussi aptes à désigner la tête de liste puis la liste aux élections régionales. Je ne parle même pas de leur capacité élémentaire à désigner leurs candidats aux élections législatives, cantonales, ainsi qu’à la présidence de la République. Dans le scrutin européen, la presse a fait ses choux gras du duel Hamon/Désir en Ile de France alors même que les militants n'ont pas pu  choisir. Je ne peux que me réjouir du choix d’Harlem Désir mais j’aurais encore préféré choisir démocratiquement. Chut, laisser les courants faire, les élections européennes c'est leur truc ! Les militants peuvent décider du sort de la France pour 5 ans mais pas du sort d'un député européen. Les fédérations ont à peine été mises à contribution. C’est bien connu seuls les hauts responsables de courants savent repérer les vrais talents…

Les petits progrès obtenus en matière de non cumul des mandats me paraissent bien faibles au regard de cette logique. C’est pourquoi le 12 mars je ne voterai pas pour cette mascarade de démocratie interne. Cela ne m'empêchera pas de défendre les couleurs de notre parti face aux électeurs lors de la campagne. Parce que je continue à penser que la famille sociale-démocrate au Parlement européen est la plus à même d'orienter la construction européenne et que le PSE reste l’une des plus belles idées politiques de ces 20 dernières années.

De ce gloubi-boulga sort toutefois un motif de satisfaction : les courants, en particulier la Motion A et la Motion E, auraient explosé en vol. Tant mieux ! Je ne me reconnais pas dans les clivages faussés du dernier Congrès. L’entrée de la Motion E dans la direction du PS met d’ailleurs un peu plus en valeur la vacuité et l'inanité des discours entendus pendant le Congrès de Reims sur le supposé fossé idéologique qui séparait les 4 grandes motions et particulièrement l’une contre les trois autres. L’éclatement de ces courants ouvrira un nouvel espace à tous ceux qui veulent réellement moderniser notre pensée et nos pratiques. Comme je pense qu'ils sont un peu plus nombreux dans les Motions A, B et E, qu'ils en profitent vite pour refaire de la politique avec fraîcheur et sens de l'innovation !

 

D’ici là, puisque tout le monde est maintenant « rassemblé » dans une direction « resserrée », les militants attendent de voir notre parti se remettre réellement au travail. Alors au boulot !!

 

 

 

Par Didier Guillot - Publié dans : Parti Socialiste - Section JBC
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